27 janvier 2008
ASSUMER SON PASSE
et modes de vie
ASSUMER SON PASSE
Il y a peut-être un lien avec la parution de FEUX. Ce qui fait la grandeur de
Marguerite Yourcenar, par rapport à d’autres qui ont prétendu leurs lettres perdues pour sauver leur image, c’est d’avoir publié ces poèmes de feu. Où elle se dévoile et dit la passion dans sa déchirante violence, au risque de briser l’image d’un écrivain absolument maître de soi, de sa pensée, rationnelle et raisonnée, hautaine, puissante et sereine. Elle touche là au plus profond d’elle-même, à une période où elle a failli se briser elle-même. Elle nous invite à vivre nous mêmes sans ces plus ou moins fréquentes compromissions où nous nous rapetissons, croyant nous embellir au lieu de nous réajuster, autant que faire se peut, à la réalité.
Il en est de même des figures politiques qui soulignent peu leur passé ,voire se le recréent, pour mieux plaire aux masses. Je n’en donnerai que deux exemples :
celui de Sarkozy qui esquisse ses origines : son père a émigré pour fuir le communisme installé en 1945 en Hongrie. Certes, mais avant, il y eut la période du nazisme, (de 41 à 45). Comment son père ou son grand -père se sont-ils soumis à ce régime, à quel prix? furent-ils des résistants? Nous ne sommes pas responsables des agissements de nos parents, de leurs choix politiques, mais nous serions plus à même de juger de l’homme actuel, vu l’importance qu’il a prise (ou que la majorité lui a donnée) dans notre pays et la prétendue rupture affichée, qui reste une notion assez obscure et qui peut englober bien des choses différentes. Nous avons le droit de savoir, objectivement. Nous ne sommes pas des sujets, mais des citoyens responsables et conscients.
Le deuxième exemple est celui de Lionel Jospin, qui a bien caché son appartenance passée à la LCR, quand il crut que ce passé le desservirait et si bien caché même qu’il avait prétendu que ce n’était pas lui mais (donc) son frère.(quelle élégance !). cette question vient d’être remise sur le tapis à l’occasion du décès de Pierre Lambert, dirigeant historique du parti des travailleurs , organisation trotzkiste. Le Monde du 27-28 lui consacre un entrefilet, le Parisien du 26 est moins chiche, un quart de page ! avec une photo. L’un et l’autre soulignaient, non sans une légère pointe d’ironie, mais assez marquée l’absence de Lionel Jospin, le « camarade Michel ». l’un parle d’un petit millier de personnes « présentes au Père Lachaise, l’autre de « près de 2000 militants chantant l’internationale le poing levé », et venus saluer le « camarade Pierrot » qui a lutté jusqu’à son dernier souffle pour une société sans oppression et sans exploitation » ; quelques absents lui ont tout de même rendu hommage indirectement sur leur blog par exemple.
Je ne relève pas les silences concerna nt la vie privée dont on fait les gorges chaudes actuellement à propos de nos présidents. Où est mise en cause une « moralité » propre aux traditions d’un pays. C’est à mon sens un sujet qu’il faut traiter à part. Il s’agit bien dans les cas précédents de la dimension politique et des antécédents historiques et politqiues de ceux qui nous gouvernent ou nous ont gouvernés. La vérité fait partie des éléments qui nous permettent de mieux comprendre leur comportements, leurs choix actuels. comme écrit Cambadélis : « il fut une référence de ma jeunesse et pas une maladie honteuse à cacher ».
Alors messieurs encore un effort. N’y avait-il pas une bonne raison de venir en personne, rendre hommage à celui qui fut une maître à penser politique ; ne jouez pas les honteuses ; que de situations où des « personnalités « se refont une virginité » comptant sur l’oubli l’ignorance du grand public. Ou alors restez dans l’ombre et suivez jusqu’au bout l’adage« pour vivre heureux vivons cachés » ; heureusement pour eux on a inventé l’outing . Et encore dans un certain domaine seulement !
Heureusement il reste les journalistes les historiens et les citoyens qui ont compris retenu vu et qui en tirent les conséquences dans leurs choix politiques.
Geneviève Pastre©
18:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
04 janvier 2008
tour de passe-passe
Tour de passe –passe
Article unique Loi constitutionnelle du 3 juin 1958
3. Le gouvernement doit être responsable devant le Parlement
Coup bas, habileté de l’avocat, art du contournement
Et d’une pierre deux coups :
Effet de surprise -cadeau de nouvel an plus le coup est fort et vraiment inattendu, sorti de la manche, plus il sidère voir la tête des ministres et analyser leurs réactions à chaud plaisant non ? bien joué. Quelle claque !et que ça saute !
La notation des ministres : raisonnement analogique totalement arbitraire copié collé des radars et contrôle incessants.
Manière d’empêcher de penser sur le fond. Sur la fin et les moyens Obligation de résultat, pour envoyer les ministres au diable Vauvert. Les lycées pilotes ou expérimentaux avaient supprimé les notes. Les enfants de ministres vont rigoler toi aussi papa ! toi aussi maman !
Manière aussi de se défausser, pour le prince. Ce n’est pas moi, c’est eux : une commission. Ponce Pilate va !
Manque de respect à l’égard d’une fonction " noble ".
C’est enfin du management. " Les ressources humaines " ! misérable classification ! Il paraît que c’est ça la " culture d’entreprise ".
Je propose une commission analogue pour noter le Président, composée des ministres par exemple. Et que les critères en soient définis par des politologues des sociologues des anthropologues et des philosophes et les ministres eux mêmes
Et veiller à restituer au Parlement une vraie autorité, et ne pas en faire pas un appendice inutile. Mais j’y pense : Veiller à ce qu’une commission ne soit pas créée pour noter les députés!
Et les élections alors ?elles servent à quoi?
"Politique de civilisation "mais il n’a pas précisé laquelle ! ! de toute façon il ne s’est pas expliqué sur sa citation sans guillemets. Heureusement que l’auteur du concept est sorti de ses livres. Mais réaction trop molle à mon goût !
Démoralisation à grande échelle, à toute vitesse. tout le monde en serait-il à parer les coups possibles? serait ce une forme no avouée de collaboration . Sales souvenirs
Qu’est ce qui va sortir du chapeau du gusse dans ce qui devient un cirque ou une arène... romaine , les pouces vers le bas ?
À vous de jouer, Je ne suis ni juriste ni politologue. Mais j’ai observé, j’ai beaucoup lu, j’ai appris sur le terrain`et j’essaie de penser.
Les journaux satiriques font du bon boulot, mais ils ne suffisent pas à tout
Réagissez. Nous sommes responsables en acceptant.
Ne perdons pas notre propre dignité en laissant tout faire ! ce pourrait être un jour le pire.ilya suffiasmment des sujets de honte.
Geneviève Pastre©
23:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18 décembre 2007
l'âne portant des reliques
ou de choses et d'autres vues de biais
ou encore,simplement
fable ou
parabole
L’âne portant des reliques
Un baudet portant des reliques
S’imagina qu’on l’adorait ;
Dans ce penser il se carrait,
Recevant comme sien l’encens et les cantiques.
Quelqu’un vit l’erreur et lui dit :
" Maître baudet ôtez vous de l’esprit
une vanité si folle.
Ce n’est pas vous c’est l’idole–
A qui cet honneur se rend
Et que la gloire en est due. "
D’un potentat ignorant
dans sa vanité se vautrant
C’est la robe qu’on salue.
La Fontaine
petit jeu
adaptez cette fable
au personnage auquel vous pensez.
vous pouvez être plus méchant
Geneviève Pastre(copyright-
01:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11 décembre 2007
nous conviendrons du prix, après!
cette note aujourd'hui juste pour compléter la phrase du diable de Ramuz au soldat auquel il vient de vendre un violon neuf en remplacement du sien ("on voit qu'c'est du bon marché
il faut tout le temps l'accorder") je l'ai cherché cette fin, elle ne remonte à ma mémoire qu'à l'instant=
Comme le soldat s'inquiète du prix à payer, le diable insinue: "on s'arrange toujous entre amis! nous conviendrons du prix, après!" et l'orcheste grince et grimace méchamment!
no comment.
geneviève Pastre(copyright)
l'Histoire du soldat, Ramuz musique de Stravinski)
15:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 décembre 2007
Honte et colère
La honte et la colère
Je suis sans voix devant l’invitation officielle en France de Kadhafi par Sarkozy. Juste en ce moment.
Non " La France n’est pas un paillasson " de Rama Yade. ouf! mais convoquée à l' ELysée.
J’espère que les lieux seront déserts, j’espère que les Français auront, enfin, compris quel homme ils ont élu. Capable de bafouer l’honneur d’un pays, ses valeurs, au nom de l’économie... et même pas acculé par la nécessité impérieuse d’une justice sociale intérieure défaillante puisque c’est lui qui la détricote systématiquement. Ce ne sont pas ces quelques milliards de dollars ou d’euros obtenus grâce à des ventes d’armes qui vont changer une politique générale favorable à la seule classe des privilégiés.
C’est le principe même de l’esprit de la politique. qui est totalement bafoué. Déjà les conditions dans lesquelles les infirmières bulgares avaient été libérées n’étaient pas " nettes " (et encore c’est un euphémisme), ce n’est pas par l’humanitaire (c’est injurieux pour la philosophie qu’il y a derrière cette notion) qu’on sauve de la torture et de la mort des êtres innocents, pas par une porte dérobée, c’est par la grande porte, par la Justice. Un président qui accepte cela est déjà en train de se déshonorer et de nous faire tomber dans ce déshonneur.
Nous sommes dans une société pervertie. une " diplomatie mercantile " comme je l’ai entendu dire très justement au JT de 13H, et à ce degré, allons- nous répéter les moments les plus tristes de notre histoire ; pouvons nous collaborer à cette mascarade ?
Dans ce monde où triomphe l’opportunisme le plus honteux et le cynisme insolents, cessons la sidération. J’avais créé et mis en route le parti des Mauves ou Politides. nous avons agi dans toute la mesure de nos forces. Mais les gais et les lesbiennes qui pouvaient avec leurs amis être à la pointe de véritables réformes en faveur de l’être humain plus grand que le citoyen, alliant une conception de l’homme plus généreuse (je pense à Camus en particulier) à une véritable justice sociale -démocrate, donc mesurée et réfléchie,et de quelque façon qu’on l’appelle, sans compromissions ou complaisance,mettant des bornes à une Real politik sans frein . Mais ils ont préféré se cacher sous la table ou limiter leurs revendications à des actions ponctuelles, dans les partis (le sexe ne serait donc plus politique). Ils restent dépendants des priorités de ces partis, ils se font couleur de muraille (sauf exception rarissime). Pour d'autres raisons d'intérêt personnel ou de discipline de groupes, d'autres mesurent étrangement leurs critiques et leurs réserve. ils avancent leurs critiques avec précaution comme sur un terrain miné. Ils semblent avoir peur. de quoi?
Je le regrette et désire consacree mon temps et mon énergie à une résistance plus universelle qui englobe tous les aspects de l’homme, à une philosophie de l’homme.
pour le long terme.
Mais pour aujourd’hui j’ai honte de toutes ces manœuvres et contorsions dont je me désolidarise complètement . je fais un APPEL à ceux qui voudraient empêcher cette véritable implosion ou désintégration des valeurs de base qui conduisent à un opportunisme de bas niveau synonyme de lâcheté et de trahison de soi.
Pour défendre l’intégrité de l’être humain, " le durchmernsch "comme je l’ai appelé il y a une dizaine d’années
" C’est un tout que l’être humain et ce tout est indivisible ";
je dénonce tout ce qui a brisé cette ligne de force fondamentale, cette intégrité primordiale, et choisi un camp où toutes les compromissions sont permises, au nom d’un pragmatisme intégral qui corrompt tout ce qui se veut politique.
Même ce concept est sali, " on s’arrange toujours entre amis " disait le Diable au soldat " naïf de Ramus.
ET BIEN NON Il faut rentrer en Résistance, il en va de la dignité et de la survie du sujet. Il faut laver cette honte. La parole de Rama Yade est nulle et non avenue tant qu’elle cautionne ce choix en restant dans ce gouvernement et quand cet autre affirme qu‘ " elle est dans son rôle " est inacceptable, indigne d’un honnête homme (où qu'on place l'adjectif) et d’un ministre ; chacun son numéro dans un jeu de rôle ? ici un jeu des dupes, ou des " responsables ? mais non coupables " ?
Tout le monde est à sa place et ran plan plan le roi ajuste son justaucorps, le rideau peut se lever, la pièce continuer inexorablement, sinistre farce.
Angela Merkel sauve l’honneur des hommes d’Etat, pour elle, les Droits de l’homme l’emportent sur les intérêts économiques.tour en acceptant des leins économiques, elle ose dire non dire clairement,quitte à en payer le prix materiel mais non le prix de l'esprit. Je vous salue Angela Merkel.
Geneviève Pastre©
15:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 décembre 2007
le philosophe et le président
politique et philosophie
travailler plus pour... une bande sans fin... qui nous fait tourner la tête!
ou
le roi est nu, il était temps.
Le philosophe ou la modestie d’un penseur et le Président ou la vanité d’un nul
C’est difficile de digérer qu’une petite majorité (j’y tiens) des Français aient voté pour un Président sans culture sauf celle des pipeuls,
et aux prétentions philosophiques par dessus le marché !
Je suis sortie de mes gonds en entendant des propos à la limite du niais ; en tout cas du contresens, celle d’un candidat au bac qui n’a pas bien suivi les cours de philosophie pour faire son jogging et essaie de bluffer son examinateur. À l’écrit, un zéro pointé, à l’oral, une engueulade jointe au zéro. Là, ça ne va pas trop loin, mais quand c’est quelqu’un qui représente un peuple c’est intolérable !
Je vous renvoie donc à l’article excellent paru dans Libé sous la plume de Jean -Pierre Barou journaliste écrivain, sous le titre " Sarkozy, Camus et le travail ".
Je ne veux pas développer davantage ce soir. Qui veut offrir des cours du soir au président pour meubler sa solitude ? Il a dû mal lire ses antisèches ou son conseiller a voulu lui faire un croche-pied.
" Toute vie dirigée vers l’argent est une mort " écrit Camus (cité dans l’article)
Ce serait ridicule si ce n’était pas une insulte à la pensée de Camus et une faute contre l’esprit.
Relisez Camus.
Geneviève Pastre©
21:56 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
18 novembre 2007
Une vue d'ensemble de la situation actuelle
Une vue d’ensemble
Ce qui nous manque trop souvent c’est une vision d’ensemble d’une situation donnée que ce soit en politique ou dans tout autre domaine (relation personnelle, esthétique ou éthique). Peu ont la capacité de pouvoir évaluer à très court, à court et à long terme justement les enjeux, et de les définir. En politique, manque de culture, générale, de connaissances historiques (la république des professeurs) techniques la république de l’ENA), défaut d’informations etc C’est évidemment un domaine immense qui peut faire l’objet des études tout à fait spécialisées’(Sciences politiques) mais qui concerne Mr tout le monde et s’approfondit sans cesse. Il y faut aussi une grande perspicacité, une rapidité d’esprit et une intelligence à la fois abstraite et concrète.
Je ne parle pas ici de la " bête politique " qui a ses propres lois qui vont du goût du bien public il y en et d’illustres, de l’ambition de faire une carrière, au goût du pouvoir personnel qui a toutes ses nuances et ses degrés et peut atteindre le niveau de la bête qui peut avoir le goût du sang. Je parle du citoyen qui a envie de savoir pas seulement à quelle sauce il va être mangé, mais comment fonctionne le système dans l’engrenage duquel il est pris et le cas échéant pour intervenir et le changer, par tous les moyens légaux qui peuvent aller jusqu’à la désobéissance civile (ce qui est légal est-il légitime) : le droit d’exercer librement son esprit critique et d’en tirer les conséquences concrètes.
Et parallèlement aussi en raison du regard biaisé par l’abondance d’infos orientées, tronquées, par la nature des choses même, le désir de convaincre, d’emporter une victoire, un marché ou une décision politique.
Et comme en outre la situation (l’histoire) bouge tout le temps, c’est difficile de suivre son développement car il y a faut une attention constante, qui pèse sur le cours et le poids de notre vie quotidienne professionnelle et affective.
Il me semble que dans le contexte actuel il faut dégager considérer plusieurs points, en vue d’une réflexion :
Ne pas s’en remettre paresseusement et confortablement aux choix de son parti ou de sa famille ou de son milieu social ou socio professionnel, c’est-à-dire du groupe ou de la communauté dans laquelle on se trouve plongé par les circonstances.
Déceler les calculs (qui peuvent être tout à fait honnêtes logiques ou pertinents) et la rhétorique (l’art, de l’éloquence, le charisme de chaque partenaire ou adversaire). Qu’ils servent son intérêt immédiat autant que l’intérêt général.
Peser les arguments présentés et " les idées de derrière la tête ", les situer dans leur contexte dans le temps et dans l’instant immédiat.
Vous me direz qu’il existe des politologues dont c’est la spécialité et qu’il suffit de s’en référer à eux... C’est certain : il est très intéressant et important de les lire ou de les écouter. Mais, se suffire de cela, c’est s’en remettre au " principe d’autorité " et rester dans la dépendance (ce qui est déjà le cas des sciences sociales et humaines qui devraient,selon elles-mêmes, dicter notre conduite la plus personnelle !).
Car il reste à confronter tous ces faits et ces raisonnements à notre éthique personnelle et notre propre choix de société (qui eux -mêmes doivent être fondés en éthique universelle et en raison.)
Enfin dans le rapport de forces, tel qu’est le rapport politique dans une société donnée, il reste le risque, inévitable, du choix d’une politique, d’une action donnée ici et maintenant en vue d’un futur proche, très proche, imminent, et pour une durée donnée et quand même incertaine irréversible. Il faut l’accepter.
Ici, faire confiance à un adversaire ou non : accepter un marché (de dupe ?) : cesser la grève contre une promesse de discussion tripartite, accepter des négociations qui supposent que l’adversaire joue le jeu honnêtement, alors qu’il a annoncé qu’il ne céderait pas quant au fond. Naïveté des représentants d’une partie du
peuple face au cynisme gouvernemental ? chiche dit l’un tope là dit l’autre,marché conclu mais ce qui est valable d’un marché aux bestiaux à l’ancienne, simple geste et qui est l’honneur du paysan, nous en sommes loin. " approchez mes enfants approchez, dit le bon apôtre. Mais nous n’en sommes plus là, pour l’instant. C’est une méfiance tout à fait justifiée des gr2vistes
Enfin considérer les méthodes pratiquées par l’adversaire afin d’interpréter au plus juste ce qui relève d’un choix " tactique " au sein d’une " stratégie ", pour reprendre une langue qui peut encore servir. On peut encore reprendre une formule plus ancienne : " la fin justifie les moyens ", ce qui revient au même.
Aussi que penser d’un leader qui tantôt use d’un argument péremptoire : je fais ce que j’ai promis et que vous avez voté (fidélité à sa propre parole et suspicion jetée sur la cohérence des votants : vous ne savez pas ce que vous voulez, ne venez pas vous plaindre), tantôt avance des projets -inédits ( j’en ai parfaitement le droit puisque je dirige la politique du pays).
Aujourd’hui les messages sont clairs. L’entourage du prince a vite appris la méthode et profite de la leçon et de l’exemple. Il suffit de répéter, c’est un simple apprentissage, un exercice d'application. Le raté de la ministre de la justice annonçant une franchise judiciaire analogue à la franchise médicale est plus vrai que nature) de marcher vite dans la foulée du joggeur devenu coureur de fond.
Ainsi Fillon, lui, sans rire, en tenant son pupitre comme un ecclésiastique sa chaire, se félicite à l’avance de " la remise en mouvement " de la France, sans se rendre compte que cette remise en mouvement peut aussi bien sinon mieux définir les grèves quasi générales que sa politique a générées, ce qu’on appelle un comique de situation.
" Pouvoir se regarder dans les yeux " à la fin de l’année, dit-il d’un ton pénétré, peut signifier ", " on est fier de ce qu’on a fait ", mais qui peut s’entendre, dans un sens tout à fait opposé, comme cle face à face des grévistes face aux CRS aux pouvoirs publics et aux bénéficiaires du paquet fiscal et de tous les avantages accordés aux plus nantis de la finance. Cela peut supposer deux adversaires en train de se défier et de se mesurer. Quiconque a fait une manifestation avec les CRS en face sait parfaitement ce que cela veut dire : " les yeux dans les yeux ".
" Regarder la vérité en face " suppose chez l’adversaire un aveuglement (volontaire,c alculé ou non, une peur de la vie et du combat, " cessez de vous voiler la face ! ". c’est faire un constat absolument réducteur de l’adversaire en s’attribuant toutes les mérites de la lucidité et si ce n’est pas exactement " il faut nettoyer ça au kärcher ", c’est beaucoup plus nuancé et rusé, c’est sous estimer un adversaire qu’on était prêt à juger digne de soi, mais qui déçoit, et qu’on voudrait remettre dans le droit chemin.
Ça sent le sermon et c’est malhonnête parce qu’en politique (digne de ce nom), dans une démocratie et une république, on est censé argumenter du bien commun en partant des intérêts généraux, qui incluent, si je ne m’abuse, les droits sociaux, autant que les droits politiques et juridiques.
Enfin, il n’est pire au que l’eau qui dort…. Si l’on voit ce que je veux dire. Il est passé par ici il repassera par …ici.
Quant à dire que cette grève est politique et n’a donc pas de sens, c’est dénier toute pensée cohérente aux salariés, qui contient forcément
une idée d’ensemble de l’organisation de la cité, et refuser tout droit moral civil et évidemment poltique à l’opposition. Or le droit des partis est l’article 4 de notre Constitution.(voir le site des Mauves). c’est là l’erreur politique la plus grave ; et qui risque bientôt chez le peuple, de plus en plus éclairé, de provoquer un rejet d’un pouvoir si arrogant. S’il tient à ses ors et son or, à ses pouvoirs anciens et nouveaux, à tous ses privilèges, qu’il se souvienne que le peuple a sa fierté, son " orgoglio " comme le dit si fortement d’une façon si sonore l’Italien à propos de la fierté gaie et que sa patience a eu historiquement des limites que des pouvoirs bien légitimes ont eu bien tort de franchir.
Geneviève Pastre©
18:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 octobre 2007
l'alibi écolo
Entre bluff, poudre aux yeux, cynisme ?je crois que tout le monde est en train de comprendre les tours de passe-passe que fait le gouvernement pour nous distraire des vrais problèmes. Il est vrai que le culot, plus il est grand, plus il sidère, au premier abord du moins. Le roi furet ? il est passé par ici il repassera par là, il croit que personne ne l’aura. Pas si sûr. La question de l’écologie, l’opération " sauvons la planète " en est un exemple éclatant. Je l’ai déjà écrit, tous égaux dans la lutte, quel magnifique élan, mais qui concerne qui ?
Les fameux " pauvres ", il y a bien longtemps qu’ils économisent le gaz et l’électricité, le chauffage, l’essence, sans compter la nourriture les vêtements, les vacances, les voyages. C’est bien joli de couper l’électricité dans les villespendant cinq linutes ou une heure, mais les SDF, les gens expulsés brutalement, qui en sont à coucher dehors, qu’est ce qu’ils en ont à faire ?, les franchises médicales, 50 euros maximum un bagatelle pour les classes aisées, une somme important pour les tout petits budgets et de voir Bachelot sourire de toutes ses belles dents(et combien de gens ne peuvent pas se payer le dentiste !) en justifiant toutes ces inégalités ! les chiffres énormes des salaires qu’on nous balance à la télé, l’insolence des fortunes, l’injustice sociale croissante, posent aux gouvernements et aux citoyens des problèmes fondamentaux, les vrais problèmes, ceux de la justice sociale qu’aucune brise fraîche de cohésion sociale non polluée ne peut dissiper.
Alors quelle aubaine, l’écologie, vive les ours, les loups, les espèces en voie de disparition et pourquoi pas les puces et les punaises les moustiques les souris et les rats. A Hulot Bové ou leurs consorts manquent une dimension, un équilibre, dans la tension entre les deux bouts de la chaîne homme-nature (qu’on appelle " environnement " à présent).
Je ne me satisfais pas du tout de cette auto- satisfaction des classes riches qui ont trouvé un bel alibi. C’est un véritable dérèglement de l’éthique qui fonde la dignité des êtres humains.
C’est un coup de pied méprisant qui lui est donné. C’est une pollution morale.
Qu’on l’appelle égoïsme, triomphe de l’individualisme, peu importe le fond qui se cache derrière ces belles âmes criant " sauvons la plaète " moi je dis sauvons les êtres humains qui souffrent sur cette planète . j’ai très bien connu l’abbé Pierre, c’est lui a avait vu juste et qui crie encore dans le désert ; lui, il pratiquait cette pauvreté que ne semblent pas même pas voir ces sauveurs qui sont des nantis. Et comme par hasard Sarko se proclame le roi des écolos ! suivez mon panache sans fumée !C’est très joli ces maisons écolos mais je demande alors un logement social pour une maison écolo.
Bien sûr le soleil, un beau paysage sont à tout le monde, mais êtes -vous bien sûr que celui qui vit dans un taudis ou sous les bretelles d’autoroutes, ou sous les tentes de secours au pied de beaux immeubles a le cœur à les goûter ? Est ce bien le même soleil ?
" Que le meilleur gagne " (et le moins doué le plus faible, qu’il crève salope ?) ET comment définir le meillleur le plus rapide le plus fort le plus malin ? et que veut dire " gagner " ? gagner : de l’argent, sa place au soleil ? yachts, maisons, objets d ‘arts, vêtements haut de gamme (le supplément Mode du Monde), le mail qui vous vend " les montres chères que vous aimez ", me donnent toujours un haut-le coeur, ou payer à tempérament péniblement une petite maison ou un appartement HLM ? quand celui qui vous fait miroiter cet idéal vit dans une " banlieue " mais celle de Neuilly, et n’y a pas fait pas construire le 20% de logements sociaux pour ne pas déclasser sa ville. J’ai vu aussi hier au JT, un syndicaliste refuser la poignée de main de Sarkozy.(ce dernier a vaguement haussé les épaules et l’a regardé de travers). ça m’a fait chaud au cœur. Rien n’est perdu alors.
Geneviève Pastre©
22:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22 septembre 2007
les hommes politiques et la sanction de l'histoire
A propos de quelque défenestrations de sans-papiers sur le sol français poursuivis à leur domicile par la police d'Etat "pour faire du chiffre"
Discours sur l’histoire de Charles XII (1731)
" Si quelque prince ou quelque ministre trouvaient dans cet ouvrage des vérités désagréables, qu’ils se souviennent qu’étant hommes publics, ils doivent compte au public de leurs actions ; que c’est à ce prix qu’ils achètent leur grandeur ; que l’histoire est un témoin et non un flatteur ; et que le seul moyen d’obliger à dire du bien de vous, c’est d’en faire "
Voltaire
01:18 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 septembre 2007
et le contexte? Le contexte!
Et le contexte ? le contexte !
La mésaventure de Frêche traitant les harkis de sous- hommes avait été interprétée à contre -sens. On l’a acquitté pour une autre raison , mais je ne reviendrai pas là-dessus, j’ai expliqué mon point de vue dans une des notes précédentes. Et voilà que ça recommence à propos de Ségolène Royal citant la Bible et qui se fait traiter de " Sainte Ségolène " par Libé.(A moins que chez le journaliste ce ne soit de l'humour au deuxième degré) Sans compter je ne sais quelle émission de télé qui fait passer en boucle sa phrase: " Pardonnez leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils disent". Mais bon sang de bon sang, les journalistes ne connaissent plus une des formes majeures de la langue : l’ironie, l’humour, la dérision, l’esprit et toutes leurs nuances techniques qui consistent à dire le contraire de ce qu’on pense, à marquer l’écart entre le sens et ce qui est proféré par une insistance ou une rupture de ton, une chute en fin de phrase d, un éclat de rire (la liste des procédés est très longue, l'effet de surprise, qui provoque le rire en est un élément principal) . L'ironie fait toujours appel à l'intelligence du lecteur qui mentalement rétablit le sens réel. La politiquement correct nous aurait fait tant de mal, ou les Français auraient –ils perdu l’esprit, j’entends au sens de " avoir de l’esprit ? (.Au moins Ségolène Royal n'en manque pas)
Je suis vraiment en colère, avez-vous lu les Provinciales, Montesquieu, les Lettres persanes, le chapitre sur l’esclavage, Voltaire, le maître en ironie ? Tout prendre au pied de la lettre, c’est ânonner et ce sont des gens qui seraient prêts à obliger des immigrés à parler français avant d'entrer en France ; le grand -père de Sarkozy savait-il de français ? c’est possible les aristocrates de l’Europe apprenaient tous le français avec leur gouvernante. Et Sarkozy, s’il lui advenait (ce qu’à dieu ne plaise) d’avoir à se réfugier en Hongrie, y serait-il admis, puisqu’il ne parle pas sa langue " d’origine "( du moins c’est ce qu’ont dit les journalistes qui ne se trompent jamais ) A moins que les lois hongroises soient plus humainesque les nôtres (ce que j’ignore également).
Trop c’est trop.
Et que dire des tests d’ADN, tous les Français ayant les quatre grands- parents français comme sous les lois de vVchy, et qui sont nés de relations cachées, peuvent de faire du souci ! je croyais que nous avions tourné la page Non je dois lire de travers comprendre de travers. Jusqu’à quand allons nous supporter, nous, les votants qui avons soutenu Ségolène Royal (malgré ses faiblesses qui n’en a pas, parmi les meilleurs candidats ?), nous, notre très grosse minorité, ces gens qui se jettent sur leurs adversaires remplis d’eux-mêmes, aigris, gonflés de vanité prompts à la jalousie, sots et goujats, se rendre odieux et ridicules en usant de tous les moyens ramassés dans le caniveau. Ils se discréditent d’eux–mêmes, ils disqualifient. Et peut-être sont-ils non pas de mauvaise foi, mais d’un esprit limité, ce qui est mauvais augure pour des politiques ou des journalistes chargés eux de nous informer. En tout cas il faudrait leur donner des cours du soir sur le bon usage et les ressoucres de la langue française et sur l’éthique des hommes publics,avant de juger à tort et à travers et faire l'inacceptable.
Geneviève Pastre ©
20:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


