18 août 2008
suite des gammes d'été
"Faites moi la grâce de ne pas confondre un miroir avec une porte"
les bons lecteurs peuvent deviner l'auteur
dommage que je ne puisse pas l'imprimer à l'envers comme sur du papier.
allons! un bon mouvement!: Paraprosodies Jean Cocteau 1958
celui là, on ne l'oublie jamais
Geneviève Pastre
12:05 Publié dans modes de vie, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 janvier 2008
le noblesse de l'homme debout
et politique
Je reviens sur ce sujet qui est plus que jamais d'actualité. le sourire béat et patelin
des représentants des différentes églises reç us à l'Elysée
m'a écoeurée. les églises n'attendent que cela. La noblesse de l'homme dit incroyant a été bafouée. avec d'autres nombreux j'entre en résistance;
DEFENSE DE LA LAÎCITE
On parle des religions, des trois monothéismes, beaucoup de l’islam, bien sûr, de la place des religions dans les sociétés, au point que les tenants de la laïcité, il y a quelques années, ont bien failli passer pour des esprits pauvres et secs ! D’un côté: ah ! la richesse des religions, et de l’autre, le vide ? et bien non ! Il faut revivifier une pensée humaniste, modeste, mais forte, dynamique, active, critique et créative ; et un espace de pensée et de parole : favoriser le développement de la dimension intellectuelle, de la capacité de réflexion de l’homme, qui peut prendre des formes philosophiques diverses, (à ne surtout pas confondre avec la théologie ou l’idéologie), et des lieux où se développe la pensée libre, bibliothèques, théâtres, enseignement de la philosophie, mais qui met l’accent sur la nécessité, la passion, de mieux connaître l’être humain, analyser d’une façon critique les lois, les sociétés, leurs règles, leurs formes, pour les améliorer et tendre vers plus de justice et de paix. Sans ignorer l’affectif et toutes les expressions des passions et des émotions humaines ainsi l’imaginaire, toutes les créations de l’art.
Nous proposons qu’on fasse une juste balance. À la dimension religieuse qui cherche à s’imposer, proposer, en un face à face, serein, appuyé sur une réflexion fortement charpentée, fondé en raison, une attitude philosophique, sans qu’on ait besoin d’ajouter à laïque, « athée » ou « agnostique », mots dont on voudrait nous faire croire qu’ils sentent un peu la naphtaline.
À croire que les croyants qui s’enorgueillissent tant de leur dimension supérieure ne sont pas prêts de côtoyer vraiment à égalité des êtres auxquels il ne manque pourtant vraiment rien, qui ne sont pas du tout infirmes, mais qui sont pondérés sans vanité et s’essaient à trouver des solutions aux problèmes qui se posent aux êtres humains : ”cette recherche tâtonnée et construite où les connaissances acquises sont soumises à la critique collective. La voie de la raison présente chez tout être humain » (*) ; nous ne sommes pas dans une théocratie mais dans une démocratie, que nous vivons concrètement tous les jours et qu’il convient d’améliorer par nos moyens propres, à nous, êtres humains. Faire l’éloge du doute et de l’audace de l’homme debout sur terre qui ose créer progressivement les bases indispensables à une société de paix pour tous et toutes, et pour chacun et chacune. Ce n’est pas l’orgueil qui doit le pousser à agir, mais la possibilité modeste d’un monde meilleur ici et pas ailleurs, dans un au-delà qui conditionnerait arbitrairement nos valeurs propres. Il faut oser renoncer à toute transcendance dans l’exercice de quelque pouvoir que ce soit. Mortels nous sommes, finie est notre vie, mais précieuse, unique, témoin devant tous de sa propre identité car précisément nous sommes responsables du sens et d’une possibilité de bonheur que nous léguons ou non aux générations suivantes.
Les problèmes sont ici, c’est avec l’ensemble des hommes qu’il faut vivre et trouver des remèdes aux maux dont nous sommes aussi responsables. C’est donc au peuple qu’on en revient (laïque vient de laos, qui veut dire peuple, par opposition à klerikos, qui signifie clerc = ecclésiastique, ce dernier qui veut toujours outre son pouvoir sur les esprits, le pouvoir politique, soit directement soit par des biais, il n’y a jamais eu de pacte laïque). Le peuple a délégué - que la démocratie soit représentative ou participative - sa volonté au pouvoir politique, et, même si on sépare la société civile de la société politique, il ne faut jamais oublier cette origine et ce principe. C’est par la voie politique sans interférences religieuses que doivent être faits les grands choix concernant l’être humain, grâce à une éthique dégagée de l’emprise religieuse, d’où qu’elle vienne : le droit à son esprit mais aussi à son corps, sa sexualité le droit de donner la vie d’une façon volontaire, consciente, à des êtres dont chacun sera responsable et pour lesquels il ne peut que souhaiter le moins de souffrances possible, dignité, droit au bonheur. Mais aussi la justice sociale par une forme d’économie adaptée à cette fin. « L’homme est et restera toujours un chantier » La laïcité est le signe et le résultat d’une évolution politique avancée.
Il y a du pain sur la planche, vous dis-je.
Car ça, ça demande du travail, de l’information, de la réflexion et pas uniquement suivre « Le Livre » de quelque religion qu’il soit.
Nous sommes dans une société (civile) des livres, au sens concret et symbolique. Nous voulons contribuer à développer cette société, pour les hommes, à écrire des livres, à donner sous quelque forme que ce soit leur propre témoignage singulier, à les lire, à réfléchir à partir de ces réflexions, à développer les intelligences et transmettre une véritable sagesse, un véritable art de vivre, le droit à la pensée, dialogue des corps, des cœurs et des esprits. Un rêve, une utopie ? Non une lente progression, qui ne sera jamais achevée. Mais qu’il ne faut surtout abandonner dans les temps difficiles que nous vivons.
Geneviève Pastre (tous droits réservés)
Adapté d’un édito paru sur le site des Mauves au cours de nos différentes campagnes électorqles
22:08 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 janvier 2008
La beauté et la laideur
Un honnête homme et un homme honnête :Albert Jacquard
Une phrase me console dans la confusion de valeurs, des genres, des " ordres" (selon le terme de Pascal) , dans l’hypocrisie et le brouillage accéléré pour nous empêcher de penser et si possible de penser juste, dans cette débandade générale. ce n’est pas du tout mon tempérament, mais tout cela m’inclinait à la mélancolie en cette fin d’après-midi de dimanche
Je lis dans le Monde TV & Radio ", " il faut supprimer tout ce qui introduit l’économie dans des raisonnements éthiques " cette réflexion cette maxime est d’Albert Jacquard que j’estime sans réserve, de ces personnes qui vous lavent de la boue dont " on " essaie de nous submerger. " On " c’est l’ensemble des arrivistes politiques et littéraires, bobos, grosses fortunes et financiers, coachers hâbleurs et vendeurs de n’importe quoi qui peut rapporter gros, canons nucléaires bombes personnelles, esprits intéressés et égoïstes rompus aux techniques du mas tu vue et du mensonge doublés de cynisme et de provocations, produits achevés d’un monde sans scrupule.
Ce n’est pas nouveau d’ailleurs sous le soleil… Ne pas croire au paradis perdu ni aux lendemains qui chantent, mais être lucide présent actif résistant et obstiné pour faire advenir une société et une civilisation qui réhabilitent la portée de ces mots.
Cette maxime toute simple est absolument IRREFUTABLE. Pourquoi le journaliste ajoute-t- il " affirme avec conviction le professeur, sans concession "
Comment peut-on, dans un journal comme le Monde, ajouter cette " nuance" cette éventualité d’une concession ?C’est déjà une réflexion de trop. Y a- t-il une concession possible dans le domaine éthique ? Est ce concevable ?
Un journaliste sans tact offrait un miroir à ses invités (j’y suis passée dans l’émission précédant celle de Jacquard) leur demandant ce qu’ils y voyaient. Il avait répondu " un être humain ", et le journaliste insista : " mais vous êtes laid ! vous ne voyez pas votre laideur ? ! " et il remua impitoyablement le couteau dans la peine ou le chagrin perceptibles chez Jacquard, mais qui ne bougea pas d’un pouce de son jugement ; le journaliste était jeune et beau (selon les canons habituels !). Je suis sensible, moi aussi, à la beauté physique mais surtout à la beauté de l’âme la noblesse de l’esprit, Les seuls valables.
La réflexion que fait Jacquard, notée dans l’article, est d’une grande sagesse. Il souligne que " cela ne mérite pas d’en faire une historie (un accident de voiture) mais que cela handicape pour des fonctions d’autorité " ; -au lycée Hélène Boucher où j’ai fait une grande partie de mes études, dans la classe de première voisine, il y avait un professeur de lettres, une femme au physique particulièrement ingrat. Cela arrive ; au début de l’année elle avait circulé dans les rangs de la classe et avait dit tranquillement aux élèves, toutes des filles alors, c’était en 41/ 42 : " regardez- moi bien. je suis laide " puis elle retourna à son bureau commença son cours. C’était un professeur remarquable. Elle avait imposé le respect dans une fonction d’autorité.
La réflexion d’Albert Jacquard met bien l’accent sur ce tape à l’œil contemporain et cette erreur de jugement : " regardez mes muscles. " " Regardez comme je suis bien bâti ". regardez moi de face et de profil Etc etc Est -ce un muscle qu’on a dans la tête et qui fait l’homme ? Et l’intelligence et la bonté et l’amour ne rayonnent-ils pas dans un visage qu’ils transfigurent ? Exemplaire Albert Jacquard ! merci d’être ce que vous êtes et comme vous êtes.
Geneviève pastre©
20:20 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 octobre 2007
les inconvénients de l' Intelligence
Entre intelligence et politique
Premier bain de mon fils
Chacun désire un fils intelligent
Cependant l’intelligence a perdu ma vie
Je voudrais un enfant ignorant et stupide
Sans orages il deviendra ministre
Su Tung Po 1032-1127, poète chinois dynastie Sung
Geneviève Pastre
00:01 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28 septembre 2007
les mots et les choses: retour à la philosophie
" Cette discipline de l’indiscipline qu’est la philosophie, sans compter les sciences humaines et sociales ", je note ce morceau de phrase sur un mail ; cela me plaît assez, cette dissociation de l’une et des autres. Il y a une domination des sciences humaines sur la réflexion au sujet de l’homme actuellement, une survalorisation, on va de colloque en colloque, on admire de nouveaux concepts, on les gobe comme des médicaments ou des potions magiques et plus c’est nouveau plus ça plaît. On les brandit comme des règles à penser à se penser soi même, comme des clefs à ouvrir toutes les portes de comportement en particulier sexuel.
C’est d’autant plus chic que ça vient des universités américaines ; cette fascination en paralyse beaucoup. Pour n’en citer qu’un concept, c’est le " gender ", le genre ! alors on croit avoir tout dit, il faudrait un la Bruyère. ou un Molière pour moquer cette moded es nouveaux intellectuels du jour, et les volumes épais parus sur ce sujet capital comment vous ne saviez pas qu’on vous imposait ce carcan, cette gestuelle à vos désirs ? et que sans lui vous seriez incapable d’aimer mais surtout de " penser " correctement ce que vous êtes en train de faire ou d’éprouver.
D’une part si on y regarde de près, il y a longtemps qu’on connaissait cette oppression, qu’on la subissait tant bien que mal ou qu’on en réchappait à nos risques et périls, cette sexualité, c’est-à-dire le sexe social on disait les choses autrement, on parlait de contrainte, d’oppression, mais le genre ah ! le genre, c’est autre chose, un peu le " poumon " de la servante de Molière déguisée en médecin ; mais c’est aussi le " très douloureux " du patient transformé en " hyperalgique " de la science médicale. encore que là, grâce à tous les progrès de la recherche, ce n’est pas le nom qui joue le rôle principal, c’est bien l’efficacité du traitement. Le nom " s’il faut en donner un ", me disait un jour avec finesse un professeur, ne sert qu’à identifier, ce qu’il faut c’est éradiquer le microbe la bactérie. Le corps ne trompe pas. Or dans le cas du " genre " dont on fait justement tant et trop de cas, il ne fait guère avancer les choses sur le plan concret.
Il ne mérite pas en effet toutes ces virtuosités qui rappellent le baralipton de la scolastique des séminaires qui en font l’alpha et l’oméga du " bien aimer. "
D’autre part, la démarche philosophique est beaucoup plus modeste (sauf quand l’esprit de système , ce qui est arrivé souvent au cours de l’histoire l’emporte) elle a moins de présomption. C’est celle de chacun tout étonné d’être au monde et désireux de trouver l’art vivre, la sagesse, avec tous les risques que cela comporte . mais il y faudrait bien plus que cette note !
ce qui n’empêche pas l’engagement politique pour que les lois qui nous enserrent soient moins obtuses, et cruelles, et sottes. Les lois reposent toujours sur toute une philosophie.
Les sciences et le pouvoir politique ne doivent pas obscurcir le sens des ultimes problèmes que chacun se pose, quand il philosophe ni les voiler sous des solutions qui n’en sont pas.
Alors gender ou sexe social, peu importe les termes. soyons sincères avec nous-mêmes, ne renions pas nos choix, cherchons et donnons un sens à nos désirs, essayons de leur donner leur juste place dans les sociétés au lieu de nous perdre dans des élucubrations stériles ; En quoi toutes ces théories nous aident-elle à mieux aimer l’objet de nos désirs ? tout est là .
Geneviève Pastre©
02:42 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13 septembre 2007
Deux Signaux Nocturnes
Signaux envoyés à 2H30
" Chaque fois qu’on pense autre chose, les gens deviennent aveugles, ne voyant que ce qui ressemble à ce qu’ils ont vu ",
et
" Le drame des poètes, c’est qu’ils doivent vivre au dessus des moyens de leur époque ",
par Jean Cocteau
et
pris au hasard (il n’existe pas) par la " noctambuleimmobile "
Geneviève Pastre©
02:50 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15 mai 2007
réflexions
REFLEXIONS
Héraclite dit : les hommes ne savent ni entendre ni dire. Ils ne comprennent
pas après avoir entendu. Et ressemblent à des sourds. C’est à eux que s’applique
le proverbe : présents ils sont absents.
La réflexion est la plus grande des vertus.
HERACLITE, Jean Brun (Seghers) VI°/V°Siècle avt J.C.
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07 mai 2007
n'oublions pas que notre devoir c'est d'être libres
philosophie et politique appliquées
Le Champ de Mars
Les trois hommes libres, le caporal
LES TROIS HOMMES LIBRES
Nous sommes les hommes libres et voici notre caporal.- Vive la liberté, la liberté, la liberté ! Nous sommes libres. - n’oublions pas que notre devoir c’est d’être libres. Allons moins vite, nous arriverions à l’heure. La liberté, c’est de n’arriver jamais à l’heure. Jamais, jamais pour nos exercices de liberté. Désobéissons avec ensemble, non ! pas ensemble. Un deux trois, le premier à un, le second à deux, le troisième à trois. Voilà toute la différence. Inventons un temps différent, quoique que ce soit bien fatigant. Désobéissons individuellement - au caporal des hommes libres !
LE CAPORAL
Rassemblement
Ils se dispersent
LE CAPORAL
Vous, l’homme libre numéro trois, vous me ferez deux jours de salle de police, pour vous être mis avec le numéro deux en rang. La théorie dit : soyez libres ! Exercices individuels de désobéissance. L’indiscipline aveugle et de tous les instants fait la force principale des hommes libres.- Portez arme !
LES TROIS HOMMES LIBRES
Parlons sur les rangs. –Désobéissons - le premier à un, le deuxième à deux, le troisième à trois. - Une, Deux, Trois !
LE CAPORAL
Au temps ! Numéro un vous deviez poser l’arme à terre ; numéro deux, la lever, la crosse en l’air ; numéro trois, la jeter six pas derrière et tâcher de prendre ensuite une attitude libertaire. Rompez vos rangs ! Une, deux ! une, deux !
Ils se rassemblent et sortent en évitant de marcher au pas.
Ubu enchaîné, scène II. ( Jarry, Tout Ubu, le livre de poche)
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07 mars 2007
laïcité
La laïcité.
Je vous disais que les vieux attendront un peu. Mais ils ne perdent rien pour attendre un peu sauf peut-être la vie, ou le goût de la vie,dans l’humiliation de n’être plus aimés
Arrêt donc sur image, sur la laïcité. Je voyais sur Planète une émission sur un pays d’Asie où se mélangent les animistes et les bouddhistes ; une phrase m’a frappée ; il existe plusieurs cultes hindous différents qui se côtoient sans conflit et l’on peut en pratiquer plusieurs simultanément ; la formule (en substance) c’est " plus on a de dieux mieux ça vaut ". Le dogmatisme (parmi d’autres) du monothéisme m’apparaît de plus en plus comme une création aberrante de l’esprit, une faiblesse de la pensée qui non seulement verse, comme les polythéismes dans l’imaginaire mais qui en fait un absolu intouchable, un tabou.
La laïcité n’est pas qu’une attitude de neutralité en creux, ni même comme l’a souligné dans une émision sur le sujet Caroline Fourest, esprit des plus pointus, je tiens à lui rendre hommage ici, sa rigueur n’est jamais prise en défaut) une séparation entre les cultes et l’Etat. sauf stricto sensu bien sûr.
Mais c’est aussi au sens large, dans une perspective historique, et ontologique une attitude philosophique à part entière : la dignité de l’homme qui se pose nu(c’est-à-dire sans le secours de la transcendance) et debout face au monde a priori vide de sans son regard (autre qu’un déroulement de causes et d’effets entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, dans le monde physique), et c’est l’homme qui ne cède, qui n’invente pas des chimères consolatrices rassurantes, qu’elles aillent du monothéisme le plus sec à la multitude foisonnante des dieux et déesses avec ses délires ses mythes quasi inépuisables.
La grandeur de l’homme est de se mettre en face et d’oser se créer soi-même des valeurs qui le fondent modestement au départ et partiellement ou fragmentairement, mais qui sont un départ pour une construction de sens (dans les deux sens du terme) dans son accomplissement et sa finitude, à long terme.
Encore une fois j’en reviens à Camus (ou je pars de lui) dont je peux me considérer sous cet aspect-là comme une disciple ; c’est l’idée de Pascal :grandeur et la petitesse de l’homme (sans le pari qui m’a toujours paru le point faible de sa démarche au même titre que son retour final à la foi).
Cette loi de 1905 est tout à l’honneur d’un pays, un point aussi fort de son histoire que la Révolution de 1789. Il est impensable selon moi qu’on puisse voter pour un homme qui penserait que les valeurs, ce qui fait sens ne peut être cherché que dans le religieux. Danger mortel.
Il fait tout faire pour la préserver et la mettre en pratique. Dans tous les domaines où elle doit l’être sans tergiversations ni pensées politiques de derrière la tête. Les religions sont une affaire strictement privée. Il faut garantir le respect de l’ordre républicain, la laïcité de l’espace public ; je regrette en ce sens que des présidents à leur mort aient accepté une cérémonie à Notre dame. C’est une insulte à la noblesse de la république.
J’ai entendu un adjectif qui m’a fait frémir ; les laïques purs seraient des " laïcards ". Comme un candidat disant tout le mal qu’il pense de mai 68 et des soixante huitardss. On n’effacera jamais de notre histoire mai 68, ce fut un temps fort et positif. Les religions en tant qu’institutions prétendant expliquer le monde exclusivementà leur manière sont toujours prêtes à reprendre du pouvoir temporel. Le remue-ménage fait autour de l’islamisme grâce aux pressions des fondamentalistes gêne bien moins les religions que la pérennisation de la laïcité.
Il faut donc tenir bon dans cet espace de liberté exceptionnelle que nous avons créé, institué, imposé, fait passer dans les mœurs, celui d'une liberté de conscience, d’expression, d'un développement de l’esprit critique, inventif et seul garant de notre dignité. Pas d’homme à genoux, non. Qui a goûté ce bonheur d’être debout, à côté des autres, par respect pour soi autant que par respect des autres, ne peut plus s’en passer.(Il va de soi que je ne parle pas de la foule hurlante fascinée par un leader (représentant d"un Dieu ou d"un pouvoir absolu et y perdant tout esprit critique et toute individualité)
Mais qui a intérêt à rendre les êtres plus conscients plus libres et plus intelligents ? Il y a un terme (dans la langue japonaise en particulier) qui indique le b-a ba du comportement d’un être humain par rapport à un autre : la compassion.
Commençons par cela et tirons en les conséquences.
Geneviève Pastre (tous droits réservés)
22:50 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31 janvier 2007
un nouveau prix! encore un?
COMMUNIQUE DE PRESSE
Prix des Octaviennes (2007)
(et prix des Gémeaux, prix Inter-arts, prix bilingue et prix trans)
Cette année aucun prix n’a été été décerné.
Un Panorama, puis un Vis à -Vis, étaient prévus pour faire le point : la longue histoire de ce prix, suivie de plusieurs témoignages de poètes primé/es Françoise Tchartiloglou, (1993), Catherine Hubert( 1995, 1996, 1999), , Bruno Bisaro (2000 prix des Gémeaux), Danielle Marchetti (2005) et Marion Page (Octavienne)
Un nouveau prix a été créé par Geneviève Pastre pour récompenser le lieu qui accueille ce Salon depuis des années:
" Le Prix de l’oreille poétique ".
une mention spéciale a été décernée
à
l’Unity bar
Liste des poètes primé/es depuis la création du prix en 1993 :
Prix des Octaviennes :
1993 Prix Françoise Tchartiloglou
nominée : Ann Mazell
1994 Premier Prix : Ludmilla Podkosova
2èmes prix : Elisabeth Dalban et Laurence Moliner
1995 Premier prix : Josée Garnier
2ème prix Françoise Guillard
nominées: Sophie Faure, Catherine Hubert, Aurélie Sauval
1996 Premiers Prix : Michelle Chevrot et Isabelle Picard
1997 Premier prix : Françoise Baillard, 2ème prix Catherine Wolf
1998 Premier prix : Florence Léger
nominées : Sarah Pelletier et Monica Salzbrunn
1999 Premier prix Catherine Hubert
nominées :Charlotte, Manue G.Guillen et Odile Vernadet
2000 Premier: Anne Michel
deuxièmes prix ex aequo; Jeanne Jobia et Aude-Helen Michaël
2001 Premeier prix Marie Sedova 2°prix Cristie Cyane
nominée Betty Migot
2002 Premier prix Sylvie Habary
deuxième prix Isabelle Darget
2003 Premier prix Christine Delcourt
deuxièmes prix : Koh et Betty Migot
nominée Noémie Lîam
2004 Premier prix : Jeanne Mascitti
deuxième prix : Gisèle Deslandes
2005 Premier prix Josiane Gelot
deuxième prix Danielle Marchetti et Miriam Farago
Prix des Gémeaux
1997 mention Alain Cabello
1998 Premier prix Christian Grenouillet
deuxièmes prix : Edouard Avexir et René Quinon
1999 Premier prix : Cyril Berthault-Jacquier
2000 Premier prix Bruno Bisaro
nominé: Bernard Blanchet
2001 nominé : Sébastien Vetz
2002 Yves Longuet
2003 prix Jérémi
2004 Premier prix : Olivier Delau
Deuxième prix : Marcello Pandolfi
2005 Prix Valère Alcinous
Prix Inter-Arts 1996 Catherine Hubert
Prix bilingue 2003 Suzie Svitel
Prix trans : 2004 nominée Kristina Dariosecq
www.gpastre-editions.com et http://genevievepastre.blogspirit.com
Les octaviennes BP 6311 75063 Paris cedex 02
Gpastre@free.fr
L’Unity bar, 176/178 rue Saint Martin Paris 75003
Geneviève Pastre
Fondatrice du prix présidente du jury
présentez-vous au prochain concours!
et rendez vous en mars au printemps des poètes; date et lieu non encore précisés
21:40 Publié dans Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


