25 septembre 2008
lycée de Montgeron
babacoule @free. fr serait heureux d'avoir des renseignements d'anciens élèves ou profs du lycée de montgeron ancien lycée pilote modèle.(parmi les 5 d'après guerre) Mémoires vives pour aujourdhui va être, réédité.
geneviève pastre ancien professeur
16:57 Publié dans modes de vie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18 septembre 2008
éducation au lycée de Montgeron(91230)
il y a plusieurs manières d'enseigner. individuelle (très rare quoique autorisée) collective( lycées et collèges). je travaille en ce moment sur la réédition d'un livre collectif "Mémoires vives pour aujourd'hui" qui avait été fait à mon initiative et sous ma direction et qui avait paru pour le cinquantenaire de ce lycée "pilote".
Si vous avez des choses à dire à ce sujet n'hésitez pas à m'envoyer commentaires ou messages, je vous donnerai tous les détails nécessaires
la mode(et la politique) est de faire croire que chaque génération a tout inventé: grossière erreur... l'idée est reprise par par une petite équipe/ un ancien élève qui a gardé la passion pour ce lycée ce livre va être réédité et mis à jour.
geneviève Pastre
16:25 Publié dans modes de vie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
16 septembre 2008
mode de vie pour tous les jours à partir du lundi matin
L'important est de rompre avec les systèmes établis, d'innover. Il faut donc rompre avec le principe biographique,avec les lois chronologique,pour ne conserver qu'une ligne celle du coeur
Francis de Miomandre
12:19 Publié dans modes de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31 août 2008
liberté Pacs et pax
deux de mes meilleures amies viennent de se pacser.
j'ai assisté à la création de cette nouvelle version du contrat qui lie deux êtres amoureux désireux de donner un caractère légal à leur mode d'union,sans être contraint ou interdit de mariage. C'était pendant la période héroïque où les gays et les lesbiennes cherchaient un statut. l'opinion publique était alors bégueule. j'avais beaucoup apprécié la diplomatie de cette équipe militante .
voilà qui est fait et je lis même que la majorité des volontaires est hétéro.
ça va donc pour le mieux et les anthropologues peuvent être satisfaits de cette ouverture et de la fin des tabous
je souhaite beaucoup de bonheur aux jeunes pacsées
geneviève
14:30 Publié dans modes de vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
18 août 2008
suite des gammes d'été
"Faites moi la grâce de ne pas confondre un miroir avec une porte"
les bons lecteurs peuvent deviner l'auteur
dommage que je ne puisse pas l'imprimer à l'envers comme sur du papier.
allons! un bon mouvement!: Paraprosodies Jean Cocteau 1958
celui là, on ne l'oublie jamais
Geneviève Pastre
12:05 Publié dans modes de vie, Philosophie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 août 2008
l'espace d'un instant
un dimanche tranquille,rangements divers, relecture de romans de chevets, lecture de vieux journaux et trouvé dans Le Monde de juin 2007 " l'espace d'un instant vite replié comme un éventail" au sujet de Luca Ronconi.
l'éventail se dit :"il Ventaglio".
J'en ai un qui appartenu à ma mère,dans une petite boîte ornée de nacre
je l'imagine jeune fille
on en voit de nouveau
j'ai des amies qui s'en servent,
j'en possède aussi un qui qui est propre au Nô
, couleur or d'un côté, argent de l'autre,parfaitement sobre et rigide. il provoque le respect,car il peut prendre diverses significations.
l'espace -temps réunis croisés ou superposés.
c'est le moment poétique par excellence
l'instant où j'écris ceci
Geneviève Pastre
16:35 Publié dans modes de vie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12 août 2008
le je sujet le je superbe
"toute étiologie dégrade et précarise l'amour en le faisant dépendre de ses causes;un simple parce que est injurieux pour l'amour et désobligeant pour l'aimée" .
Jankélévitch
"marcher sur les eaux est la seule manière. bienheureux ceux qui sortis de l'oeuf primordial, n'apprennent pas la grammaire de l'amour"
Le Bien aimer
Geneviève Pastre
13:00 Publié dans modes de vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
10 août 2008
naître femme
a force de voir les infos sur les hommes en guerre(zappez sur votre télé ouvrez les journaux),ou les images érotiques ou pornoje me suis mise à réfléchir :
je suis née femme et je le suis restée
tout le silence des femmes crie
Et
les femmes et l'amour Inaugural
mais il y a différentes manières d'être femme:multiples même
par exemple, lisez " Ma soeur mon amour" ou les religieuses lesbiennes brisent le silence ou breaking silence de Curb et Manahan: une amie de passage a pris le livre et s'est mise à le le parcourir étonnée. ah!
où sont-elles?luttes souffrance joies, qui les écoute qui les connait?
une minorité sans doute mais le droit des minorités. c'est peut-être important de parler de ça. aussi. car il faut pourvoir tout dire, que chacun(e) bouge dans toute sa liberté
geneviève Pastre
20:15 Publié dans modes de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
31 janvier 2008
Il:vous et moi quand nous sommes en quête
lutte dans le monde difficile
Il jette les mots contre les rochers
Il les plie comme des bras
Il les broie comme des couleurs
Il les ajuste comme des pièces de bois
Il les roule comme des vagues
Aussi durs que des pierres de taille
Aussi lourds que lui
Ils sont les miroirs des villes intérieures
Que ses mains ont faites et défaites
Des gens passent sous ses fenêtres et se dandinent sans parler.
II y a trop de morts aux fenêtres Des morts adipeux et des morts édentés, des morts maigres et des morts aux mains couvertes de bagues, des morts en colère d’être là et inaccessibles, et de jeunes garçons et de jeunes filles troublés de désirs inassouvis.
Il n’y a, disent-ils, ni barque ni rivière ni lumière, ni même de sommeil, rien qu’un certain air d’absence, un air qu’on est en train d’oublier, un visage dont on cherche les traits, une petite odeur peut-être de fleurs, un très léger conflit entre la terre et l’air, un long éparpillement passif.
Il faut faire vite. Toutes les fenêtres ouvertes. Bientôt la nuit va tomber. Pourtant pendant que les oiseaux dorment, des hommes se dépêchent de franchir les bornes de la tendresse interdite, les heures où le sommeil est tout.
4
Il s’échappe par toutes les fentes, tous les trous tous les pores des peaux étrangères. Il est à genoux, il baise le sol dans un très ancien geste d’adoration. Il creuse autour de lui des galeries de tendresses, et des tunnels de fatigue. Il sait très bien qu’il ne peut que répéter des pas, ses pas, cramponné aux cordages, pour ne pas tomber dans les vomissures, entre tangage et roulis mêlés. A travers les hurlements des autres hommes. Et il pense : ne pas tomber, surtout ne pas tomber.
Si tout chavire en lui, il se tient droit, aisément, et il rit légèrement, mais les liens les escaliers les passages lui tentent encore des pièges. C’est pourquoi, comme un homme ivre, il rit de nouveau, tout en se traînant.
5
Il se répète
Il vire interminablement autour du temps
Il crie pleure suffoque et rit
Il aime et cesse d’aimer
Il répète ce qu’il a su depuis toujours
Il se retourne brusquement pour surprendre l’envers du chemin
Aux aguets il piétine les syntaxes
Et les règles de tous les jeux,
Il règle de les réinventer
Il crée des mots des appels des chants
Les noms il voudrait les dire le premier.
Sur sa paume, il voit des lignes nouvelles, fines, entrecroisées
Peut-être qu’il est en train de se réinventer
6
Il marche lentement
A travers les arbres de pierre
Il marche avidement
A travers les murs opaques
Il rêve éperdument du pur chemin
Les êtres gonflent, éclatent ou se rétractent
Leurs paroles répètent leur propre écho
Les couloirs s’épaississent d’obscurs désordres
Les escaliers ne montent vers rien
Dans les allées, des mains, des yeux, des fronts, des mots, de longues exclamations sont tombées
parmi les feuilles et la neige
Il entend les oiseaux permanents à toujours égale distance
Les vides durent et se durcissent de sens brouillés
Les regards s’enchevêtrent comme des fils téléphoniques
Rien ne porte en effet sa vie que lui
Rien ne porte ses douleurs
Rien sauf lui-même
Il va sûrement
Plains- Chants( extraits de Il) Geneviève Pastre (copyiright) parution en nov 2007 aux éditions geneviève Pastre(c'est un choix assumé dans un monde difficile il faut tenter de vivre; et la collection "les octaviennes vous est ouverte voir le catalogue (lein à gauche)
18:48 Publié dans modes de vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 janvier 2008
Sappho
FEUX
Retrouvé par hasard « Feux » de Marguerite Yourcenar
l’imaginaire Gallimard (éd originale Plon 1957, publié en 1936)
De loin son meilleur livre
Sa version de l’amour malheureux de Sappho pour Attys est fulgurante. La légende selon laquelle elle se jeta du haut du rocher par amour pour Phaon est éblouissante de finesse. Elle se confie à lui et lui raconte son désespoir de l’avoir perdue, ils la cherchent ensemble. Elle finit pas lui trouver une ressemblance avec Attys, mais le jour où il revêt un peignoir lui ayant appartenu et qu’Attys a laissé dans sa fuite,
elle le fuit, la ressemblance est insupportable : « elle sait que nulle rencontre ne contient son salut puisqu’elle ne peut, où qu’elle aille, que retrouver Attys .
Acrobate dans un cirque, elle y court et sous les yeux du public, elle essaie de tomber de son trapèze, mais elle est victime de sa virtuosité,qui l’empêche de tomber. Elle choisit un endroit au dessus du filet là où les mailles plus lâches ne la retiendront pas...
Je ne peux en dire plus.
« Tes cheveux tes mains ton sourire rappellent de loin quelqu’un que j’adore. Qui donc ? toi-même. »
« J’espère que ce livre ne sera jamais lu »
Lisez-le. C’est exactement ce genre de texte qui résiste aux excès des analyses et des dérives théoriques contemporaines, qui découpent le vécu comme un tissu ordinaire acheté au mètre. Ce tissu là ne se déchire jamais.
Geneviève Pastre©
22:40 Publié dans modes de vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note


