18 juin 2008

SALON DES OCTAVIENNES 2008

Au bar la Champmeslé 4 rue Chabanais 75002 PARIS
Josy nous accueille

le Vendredi 20 Juin 2008 à 18h.30

Remise des prix du concours de poésie 2008

PRESENTATION DES POETES PRIMEES
suivi du
RECITAL ANNUEL des OCTAVIENNES

Rencontre avec le public - dédicaces

Entrée libre, consommations au bar

bus 21 27 29 81 95 métro Pyramides
e-mail : gpastre@free.fr

22 janvier 2008

salon des OCtaviennes

et modes de vie, arts dont sexualités
SALON DES OCTAVIENNES 2008


Au bar la Champmeslé 4 rue Chabanais 75 002 Paris
Josy nous accueille
Le Vendredi 22 février 2008 à 19H30

Remise des prix du concours de poésie2008

PRESENTATION DES
POETES PRIMEES
RECITAL ANNUEL des OCTAVIENNES


Rencontre avec le public
dédicaces

entrée libre
consommations au bar


bus 95 68 29
métro Pyramides

« les prétendus enseignements de l’histoire littéraire ne touchent presque pas à l’arcane de la génération des poèmes. Tout se passe dans l’intime de l'artistes comme si les événements observables de son existence n’avaient sur ses oeuvres qu’une influence superficielle. Ce qu’il y a de plus important- l’acte même des Muses- est indépendante du genre de vie, des aventures des incidents de tout ce qui peut figurer dans une biographie. Tout ce que l’histoire peur observer est insignifiant »
Valéry, Variété


c’est une circonstance exceptionnelle qu’une intelligence critique associée à la poésie
il n’y a pas de vrai sens d’un texte .Pas d’aurité de l’auteur .Quoi qu’il ait voulu dire, il a écrit ce qu’il a écrit .Une fois publié, un texte est comme un appareil dont chacun peut se servir à sa guise et selon ses moyens : il n’est pas sûr que le constructeur en use mieux qu’un autre.
(Variété III)

réflexions pour un jury, pour tout lecteur et
tout auteur


genevivève pastre ©

04 décembre 2007

Miscellanées xy

théâtre et rencontres







Miscellanées n° xy


Salon des éditeurs indépendants du quartier latin
Une rencontre inattendue ; l’arrière petite-nièce d’Arthur Rimbaud est venue me voir au Salon, elle s’occupe activement da la Société des Amis de Rimbaud, qu’elle appelle Arthur tout simplement.(On aurait pu y penser) Elle est à la recherche de tout ce qui paraît sur lui.

Ayant vu dans Pariscope l’annonce du spectacle de Bruno Bisaro " Rimbaud ne s’était pas trompéE, " phrase extraite de " Octavie ou la deuxième mort du Minotaure ", mais, à laquelle il a ajouté cet E féminin, et curieuse de voir ce que cachait (ou signifiait tout simplement) ce E majuscule, elle est venue à l’Alambic studio théâtre, le vendredi 30. Elle s’est prise de sympathie pour l’acteur. Et a voulu me re- trouver.
Nous nous étions en effet connues, il y a une vingtaine d’années, et avions beaucoup de souvenirs et d’amis communs, dans le cadre de cette association.

C’est une femme charmante simple, très ouverte, claire, et qui a une connaissance très exacte et juste de son arrière -grand –oncle. - nous tombâmes d’accord : il ne renonça jamais à la poésie, même quand il partit au Harrar, se livrer au commerce (d’une façon très professionnelle), et malgré son refus absolu de parler de ses débuts poétiques. C'était comme un secret, une blessure secrète en lui.

Isabelle sa soeur avait d’ailleurs compris que les choses étranges que disait son frère à l’hôpital de Marseille, après son amputation était bien des " Visions ", et non du délire.

Rencontre qui fut chaleureuse et qui nous rapprocha., dans la communion avec ce Génie.

Des chercheurs ont accumulé tant de détails anecdotiques ou du moins seconds, sinon secondaires ou supplétifs et d’analyses savantes et parfois ésotériques, sur ce poète, qu’ils ont brouillé souvent les pistes. Lui qui détestait les professeurs qui " roulent dans la bonne ornière " ! comme il lança ce faux compliment à son professeur Izambard. Car choisir ce niveau d’approche, c’est tuer à bout portant la rencontre avec l’être humain et sa création !

Et d’autres rencontres.
Dommage qu’en raison d’un manque de salles et un défaut d’organisation, certaines des animations indiquées sur le programme, n’aient pu avoir lieu, ou n’aient pu être annoncées par micro,(ou leur annulation), tout particulièrement de larges extraits du spectacle que Bruno Bisaro, poète édité chez moi, donne en ce moment à l’ Alambic, et qui devait être suivi d’une rencontre entre l’acteur, le poète (moi), et les spectateurs ; beaucoup l’ont vivement regretté.

Rendez vous donc à l’Alambic vendredi prochain 7 et la dernière: le vendredi 14 décembre. A 20H15 rue neuve d ela charonnière 18° arrdt métro Simplon!
voir le blog Bruno Bisaro en lien !

Geneviève Pastre©

28 novembre 2007

Ier salon des éditeurs indépendants du quartier latin

LITTERATUE ECRITUE ET EDITIONS POURQUOI COMMENT QUOI ET QUI NOUS SOMMES ET QUI NOUS EDITONS, DANS "LA JUNGLE DES VILLES"
Les Editions Geneviève Pastre
Seront présentes
au
1er Salon
des Editeurs indépendants
du Quartier Latin

Une belle iniitattive de la Mairie du VIème

29 novembre-2 décembre 2007

jeudi de 11H à 21 heures
vendredi et samedi de 11H à 18heures
dimanche de 14 H à 18H

le salon a lieu Salle des fêtes
NB le deux premiers jours nous y serons plutôt vers 13H

Demandez l’emplacement de notre stand à l’accueil du Salon.

Nos " animations "
Vendredi à 16H salle Victor Faure
Geneviève Pastre lira des extraits de ses deux derniers recueils
VIS A VIS et INVIA suivi de l’ETAT POETIQUE
Et de PLAINS – CHANTS
et cette lecture sera suivie d’une causerie et d’un échange sur thème= sur le thème " écrivons dangereusement ! "

Samedi
A 16 H. salle Victor Faure, Bruno Bisaro mettre en scène et interprétera spécialement pour vous de larges extraits de son spectacle en cours à L’Alambic studio théâtre,
"RIMBAUD NE S’ETAIT PAS TROMPE/E"
tiré du poème intégral de
" Octavie ou la deuxième mort du Minotaure " de Geneviève Pastre

Suivi d’une rencontre avec lui, l’auteure. et le public.

Dimanche
16 H même salle, même spectacle.

AU stand même

DEDICACES et rencontres :
vendredi 16H 18H
Marcel Parent, auteur de nombreux romans et essais, en particulier pour PLOUC POLAR, LES TRIBULATIONS D’UN CADDIE AU SUPER MARCHE

17H Geneviève Pastre, à la suite de sa lecture salle Victor Faure, pour ses deux derniers recueils de poésie.

Samedi à 17H
Bruno Bisaro, à la suite de son spectacle pour son premier recueil de poèmes " L’INTREPIDE BRUNO BISARO " Et Geneviève Pastre.

Dimanche
16H Catherine Hubert, romancière poète et sculptrice, pour sa pièce de thêâtre pour enfants (bilingue anglais français)) TWITILLE

Entre libre
cafétéria

Venez nombreux et nombreuses !
plus de cinquante maisons d'éditions seront là. ce sont des rencontres conviviales!

Geneviève Pastre

20 novembre 2007

salon des éditeurs indépendants

Manifestations et interventions à la Mairie du sixième arrondissement 78 rue Bonaparte 75006 .
le vendredi 30 nov à 16H.

Geneviève Pastre
lecture: extraits de Plains-chants (son denier recueil paru en sept 2007)
suivi d'une causerie sur le thème:
" Ecrivons dangereusement" d'après "l'Etat poétique" in "Vis-à -vis et Invia", (paru en novembre 2005)
quels risques? écrire quoi? comment? pourquoi?


les salles seront communiquées ultérieurement.ainsi que les jours et heures des dédicaces
entrée libre

les éditions Geneviève Pastre y tiendront également un stand où vous rencontrerez plusieurs de ses auteur/es,

12 novembre 2007

EVENEMENT

Evénement édiitorial !!

les Editions Geneviève Pastre seront présentes au

Premier salon des Editeurs indépendants du Quartier latin

Du jeudi 29 novembre au dimanche 2 décembre

A la Mairie du 6° arrondissement 78 rue Bonaparte (place Saint Sulpice)
Ouverture au public :
Jeudi de 12H à 21H
Vendredi et samedi de 11H à 18H
Dimanche de 14H à 18H

Nombreuses animations ( lectures débats récitals)
(nous vous donnerons les jours heures et lieux de nos propres animations dans les prochains jours sur ce blog

Une très heureuse initiative de la Mairie en faveur des petits éditeurs indépendants qui sont nombreux dans le quartier latin mis à mal ou du moins en difficulté par les grands systèmes actuels d’éditions (les gros mangent les petits, disait déjà Breughel, mais aujourd’hui les gros écrasent et tuent les petits et les accusent mêmeparfois de leur faire de l'ombre: il y aurait trop de livres!!)). Voir les nombreux articles dans la presse sur ce sujet. Les conditions d’accès aux Salons sont souvent exorbitantes et tout à fait dissuasives.(noter la tentative très heureuse de la Région Ile de France au Salon du Livre au printemps depuis 2 ans, qui va dans le même sens,mais qui est moins "de proximité" (ici que d' Histoire dans les 5° et le ViI° à commencer pas Villon etc) et qui se poursuivra en 2008)

MERCI au Maire, conseiller de Paris, Jean –Pierre Lecoq et à Olivier Passelecq, adjoint au Maire chargé de la Culture qui ont pris cette initiative originale, en nous offrant leurs locaux et leur logistique. C’est un effort et une mobilisation considérables.Et Ils espèrent e tnous aussi qu'il y aura une longue suite!

Faites la connaître autour de vous par tous les moyens dont vous disposez. Il y aura sans doute une quarantaine de maisons d’éditions.
Geneviève Pastre ©
Site ww.Gpastre-editions.com (voir le lien sur " mes sites ")

01 novembre 2007

des essais à cineffable

callection Les Octaviennes/essais
Ma sœur Mon amour, les religieuses lesbiennes brisent le silence, R.M. Curb et N.Manahan trad de l’américain M.Le Clézio ,essai, 267p,. 230/165, ISBN 2-908350-00-9, coll. Les octaviennes/essais, 50 témoignages de lesbiennes qui ont trouvé l’amour entre femmes au couvent, best seller et scandale international,traduit en 5 langues boycotté par toute la critique française et francophone bien pensante et mal pensante, 24 euros

Le NOUVEAU Manuel d’orthographe, Geneviève Pastre (avec le concours de N. Cavé Theilliez et de P. Dunker), essai,158p., 230/134, ISBN 3-908350-02-03, coll. Les octaviennes /essais, petit traité sur l’ orthographe et le langage, incisif, drôle, intelligent (H.Marsan ), ce pamphlet pétille de trouvailles rafraîchissantes, (Regards),16 euros

Le Bien-Aimer, Geneviève Pastre, essai, 228p., 205/145,
ISBN 2-908350-12-2 , coll. Les Octaviennes/essais, dans l’esprit de De l’amour de Stendhal, Un art d’aimer lesbien . " Livre remarquable,il s’en dégage un très grand humanisme, une très grande sagesse. G.Pastre apparaît là comme une philosophe,créatrice d’un existentialisme pastrien, Laurence Moréchand(FAI) 22 euros

Athènes et le " péril saphique ", Geneviève Pastre, essai, 185p, 205/145,.ISBN 2-908350-20-3 , Les octaviennes/essais, l’homosexualité féminine dans la Grèce classique, la réalité historique, réplique magistrale à la " Volonté de savoir " de Michel Foucault, 19 euros

Les Amazones, du Mythe à l’Histoire, Geneviève Pastre, essai, 293 p, cartes et illustrations,205/145, ISBN 2-908350-17-3 24, coll. Les Octaviennes /essais, une fresque historique(une relecture des historiens et les découvertes de l’archéologie) d’une grande ampleur, qui rompt avec la mythologie traditionnelle, Les Amazones (ou Omocènes) telles qu’elles ont existé " un essai brillant déstabilisant qui fait renter les Amazones dans l’histoire,Chantal Bigot 24 euros

il faut y ajouter "Une femme en apesanteur" mémoires Geneviève Pastre(Balland) une autobiographie sans détours dans le siècle histoire vécue en particulier de tous les mouvements gays et lesbiens depuis les seventies. une foule de détails peu connus dans une vision d'ensemble très lucide (qui a provoqué des réactions contradictoires) et ... pleine d'espoirdans la vie.

28 septembre 2007

Orient/ Occident Shusaku Endô/Françoise Pastre

Littérature et modes de vie

Orient/Occident une exposition à Machida Tokyo consacrée à Paul Shusaku Endô
" En collaboration avec quelques professeurs que nous invitons, nous désirons organiser l’exposition Paul Shusaku Endô, du 29 septembre au 16 décembre 2007 au Musée Littéraire de la ville de Machida, qui est à l’ouest de Tokyo. En cette occasion, on voudrait présenter votre sœur, Mme Françoise Pastre, comme une personne très importante pour M. Endô dans sa jeunesse. On croit que
la plupart des gens s’y intéresseraient vivement si on pouvait leur présenter ce thème à l’aide de photos et de lettres.(…)
Nous serions donc très heureuses si vous pouviez nous prêter des photos de Mme
Françoise Pastre.
Et, pourriez-vous nous indiquer s’il existe des lettres de M. Endô à votre sœur ? "
Mme Namiko Kiyohara (conservatrice du Musée)
C’est ainsi que je suis entrée en correspondance avec les organisateurs et que j’ai collaboré à cette exposition.
Il se trouve en effet que Françoise Pastre est ma sœur (maîtrise de philosophie, diplômée de l’ECOLE des Langues Orientales (devenue INALCO) professeur dans plusieurs Universités au Japon (Sapporo et Dokkyo, près de Tokyo).. j’ai écrit sa relation amoureuse et intellectuelle, née en France en 1952 avec Shuzaku Endô dans la revue Mitabungaku n°59 automne 99.
Une salle lui avait été consacrée au Salon du Livre de Paris en 1996. " La Colline de Rouen " a été publiée après son décès, C’était le dernier chapitre du " Voyage en France " écarté de la première édition qui fut retrouvée après sa mort. Ce chapitre s’intitulait " Françoise".
Monsieur Kato Muneya vient de publier une biographie d’Endô où il consacre un chapitre à Françoise Pastre
Cette rencontre qui avait été exceptionnelle est l’exemple non seulement d’un amour entre une Oriental et une Occidentale, mais de la difficulté, voire l’impossibilité, pour l’écrivain de vivre deux cultures.
Retenons qu’il lui écrivit début 53 " tu seras ma conscience au sens kierkegardien ". Elle, avait adopté la culture japonaise et maîtrisé cette langue,elle enseignait, très aimée de ses étudiants, la littérature française de Pascal à Camus; elle avait presque achevé la traduction de " Silence ", Chimmoku " en 1970. Elle concevait l’amour " de conscience à conscience ", si elle avait renoncé lucidement, elle ne résista pas à cette tension extrême provoquée par le retour à une vie entièrement redevenue japonaise de Endô. Elle décéda d’une maladie foudroyante en 1971.
Cette exposition, consacrée à l’œuvre considérable de Endô, " déchiré " entre Orient et Occident, " entre panthéisme et christianisme, entre temps et intemps ", traduite dans de nombreuses langues, a le grand mérite de présenter pour la première fois une partie de leur correspondance,(en particulier des lettres du voyage de Paul Endô lors de son retour au Japon en janvier 2003 sur l'ordre des médecins) et découvertes fin 1999 par Catherine Bruel, notre soeur aînée) de photos et d’autres documents. Que ce Musée et que Madame Endô en soient ici remerciés.

Geneviève Pastre(copyright)

Musée littéraire de Machida
Haramachida 4-16-17, Machida, ToKyo
194-0013 Japon
syougai030@city.machida.tokyo.jp
tél.(81) 42 739 3420
fax.(81) 42 739 3421

25 septembre 2007

le coin bibliothèque de Marion Page

A PROPOS DE
LE REMPART DES BEGUINES
De Françoise MALLET-JORIS
Julliard 1951



Françoise Mallet-Joris a 21 ans quand elle publie son premier roman Le Rempart des béguines, quelques années avant Bonjour tristesse de Françoise Sagan (1954 Julliard). Elle est mariée et a un enfant. Pourquoi ce sujet, l’histoire amoureuse de deux femmes, pour un premier roman ? Elle s’est toujours défendue d’avoir vécu une telle relation.

L’héroïne est une adolescente de bonne famille qui s’appelle Hélène et a 15 ans. Hélène vit entre son père veuf et la cuisinière Julia. On peut penser à Claudine à l’école de Colette, car Hélène va (théoriquement) au Cours, à la différence près que, contrairement à Claudine, Hélène s’ennuie, que ce soit à la maison, au Cours, ou en se promenant au parc voisin. Elle n’est sourdement que critiques, refus, rébellion…Elle a un père bienveillant mais qui la néglige au profit de ses affaires et de ses ambitions politiques. Ce père a une maîtresse, Tamara, qu’Hélène finira un jour par rencontrer. Tout au long du roman l’héroïne va s’éveiller à la vie et à elle-même.

Il y a là une belle écriture et bien du talent, que ce soit dans la description de l’adolescence d’Hélène, dans celle de la petite ville belge où elle vit avec son père, ou dans son attirance pour une femme plus âgée, ce que nous avons sans doute toutes connu. Plus que de sexualité et d’érotisme, pauvrement réduits à quelques scènes sado-maso et l’inévitable visite dans un bar de gouines repoussant, ce livre traite plutôt de la quête identitaire et du passage à l’âge adulte.

Le personnage de Tamara, jeune femme artiste et aventureuse qui finira par se faire entretenir puis épouser par le père d’Hélène, au grand dam de cette dernière, est un personnage riche et intéressant. Les trois protagonistes, bien campés, s’éclairent les uns les autres avec talent. Voilà un vrai premier roman, supérieur à mon avis à Bonjour tristesse. Tous deux ont eu un succès retentissant à l’époque.

En 1958 Françoise Mallet-Joris publie, toujours chez Julliard, L’Empire céleste, prix Femina 1958. La Maison de papier (Grasset1970), où elle décrit sa vie de femme et son métier d’écrivain connaîtra un énorme succès. La même année, elle entre à l’Académie Goncourt.

Mais l’écrivain a aussi un goût prononcé pour l’histoire, elle écrira une biographie (Hachette 1964) de Marie Mancini, le premier amour de Louis XIV, une de Jeanne Guyon, veuve mystique du 17°siècle, amie de Fénelon (Grasset 1979), et abordera celle de Marceline Desbordes-Valmore, poète flamand, dans son roman La Double confidence (Plon 2001).

Elle s’intéresse aussi à la chanson, car tout langage est important. Parolière, avec Michel Grisolia, de Marie-Paule Belle, ils signeront tous les trois la fameuse Parisienne, et bien d’autres succès de la chanteuse.

Françoise Mallet-Joris a la double nationalité belge et française Un film a été tiré du roman : Le Rempart des béguines par Guy Casaril en 1972, avec Anicée Alvina (Hélène) et Nicole Courcel (Tamara)

Fille d’avocats et d’écrivain, en 1993 elle est élue à l’Académie de langue et de littérature française de Belgique au fauteuil de sa mère, Suzanne Lilar. Dans son discours de réception elle confie Je voudrais que l’on pût écrire des deux mains et que chacune écrivît le contraire de l’autre. Elle avait commencé à écrire de la main gauche le Rempart des béguines, on peut regretter qu’elle n’ait pas donné suite.


Marion Page

15 septembre 2007

D'une Colette à l'autre

Lettres de " petite Colette " à sa mère Colette (extraits):

1920 ( à 8 ans)
" madame Fargeas dit qu’il fallait lesdic pour répété le printemps, l’été, l’automne, l’hiver son des saisons. Et madame Fargeas a demandé à l’autre combien y a t il de saison Elle a dit 4 Madame Fargeas a dit sayer rentrée toudemène.(…) alors Clementine vouler me faire parlémais j’ai fait la sourde je fesait comme si j’avais trop but…

1928(à 15 ans) (…) voâla le papié et voâla la fautography de Meussieu Goodket. Celle que tu mavé demandai jé vagmen limprecion qu’en aprenan la stenaugraphy j’oubly l’aurtograf. Comment vas –tu maman ?(…) Aucun Faidyvaire n’est venu me mordre le nez(…)

Comme dans une expo de Tanguély à la galerie Denise René (il y a déjà quelques années), mettez les lunettes adéquates !

Et bon dimanche : composez ou copiez des textes avec le maximum de fautes d’orthographe. Faites-ce jeu entre ami/es. ou avec vos enfants.

Mais où sont vos (nos) fautes d’antan (d'enfants) ?

Geneviève Pastre©

Colette Lettres à sa fille ( 1916-1953), Folio, 2003
NB ce titre est inexact (pour faire vendre?) c'est en fait la correspondane entre la mère et la fille, qui va contre toutes les idées reçues sur un écrivaine qui serait une mauvaise mère et une fillette abandonnée à des mains étrangères ou en pension.Ces réflexions peu amènes et stéréotypées me rappellent quelques conseils de classe où successivement "on" plaignait la pauvre enfant qui avait dix frères et soeurs (dont les parents ne pouvaient pas s'occuper et qui auraient pu "faire ttention quand même") et un autre, enfant unique, dont les parents avaient divorcé!!( et qui était forcément une pauvre victime de l'égoïsme des adultes)
je t'embrasse ma trésaure, Colette.
je t'embrasse bien plus et bien plus tendremant qu'on ne peut écrire, ta fille Colette

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