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12 janvier 2008

les commentaires

Réflexions à propos des commentaires en général et du commentaire sur l’article" Simone de Beauvoir, non merci !"

J’ ai été frappée par la réserve émise à la fin : " cette réflexion n’engage que moi ". Trop souvent en effet les personnes minimisent la portée leurs convictions en les présentant comme des " opinions " strictement individuelles. Or ipso facto du moment qu’elle sont écrites et livrées au public, elles ont une portée plus générale et engagent donc à la réflexion et au jugement du lecteur. Il me semble que la modestie ne convient pas. il faut aller de l’avant, au -devant même d’un dialogue et d’une discussion.
Il n’u a pas de légitimité automatique due à un écrivain " publié et reconnu " qui l’emporterait sur une pensée exprimée sans une autorité extérieure.
Une pensée est intéressante pertinente en fonction de la valeur de sa propre argumentation et non d’un titre social de celui qui l'émet. Le principe d’autorité n’a pas de portée. La compétence dans le domaine des sciences dures ou exactes est évidemment nécessaire. celle des sciences humaines est déjà plus suj ettes à caution. Raison de plus de plus pour oser s’affirmer, avec mesure en pesant les paramètres. C’est cela la culture qui aide l’intuition et le jugement.! le domaine de la polémique est autre. Courage donc en route vers le débat d’idées.
Une autre question se pose a –t-on bien compris la pensée d’autrui. A –t-on suffisamment d’éléments ?
S’agissant de Simone de Beauvoir, il faut en effet dissocier les deux œuvres, la sienne et celle de Sartre) ils n’ont jamais cherché à écrire à quatre mains ;
Quant au droit à l’ambiguité, Simone de Beauvoir a écrit un essai dur l’ambiguïté. Mais je parlais de la responsabilité d’un écrivain dont les mots avaient un poids moral et social et pouvaient influer sur la société, les réprésentations que les femmes et les hommes se font d’eux mêmes de leur sexualité et de leurs réactions et des de leurs effets sur les mœurs. Avoir tu l’importance de ses amours lesbiennes et leur avoir retiré toute portée dans les luttes féministes, au point de les mettre dans le non dit théorique et le déni pratique est une faute ou tout au moins une réaction de défense inacceptable pour qui porte e " flambeau " du féminisme, est une erreur plus une faute intellectuelle et politique.
Si chacun pouvait porter jusqu'à bout de ses conséquences ses propres analyses, ce ne serait pas grave. Mais on a l’habitude de faire confiance aux têtes officiellement pensantes ce qu’on appelle les intellectuels on fait crédit sans exercer assez son propre esprit critique et sans oser réserver son jugement ; si une chose est vraie, ce n’est pas parce qu’un tel l’a dit et écrit, c’est parce cette vérité convainc notre esprit. La résistance de l’esprit fait notre grandeur.
Mais il faut être exigeant par rapport à soi-même. Au point d’oser penser contre les idées nouvelles ou les idées reçues. Savoir faire front. Faire bouger les limites. Risquer son confort intellectuel.
Ecrire un commentaire, c’est cela merci donc à celle et ceux qui écrivent des commentaires cinglants vifs pertinents et qu’il se disent qu’ils " écrivent " pour de vrai et que leurs réflexions comptent et nous font bouger dans cette amorce de dialogue ; c’est vivifiant pour l’esprit, les esprits donc merci!

Geneviève Pastre©

Commentaires

Bravo pour la réaction au quart de tour mais ... je persiste et je signe, mon opinion en la matière n'engage que moi pour la simple et bonne raison que je ne saurais être experte en la matière, les écrits de la dame ayant quelque peu tendance à me tomber des mains. A contrario, Sartre fut à une époque mon maître à penser; j'ai reconnu depuis qu'il s'était trompé maintes fois et à fortiori, moi avec (et quelques autres ...) mais de Beauvoir que l'on veut nous présenter comme la grande dame des lettres françaises, et bien, pour vous plagier : " non, merci ! " Ce qui me fit réagir et ce n'était qu'épidermique, c'est cette exploitation faite par les médias de quelques couples d'écrivains. Comme si le talent était contagieux ... Voilà ce que j'ai voulu dire et rien de plus.

Ecrit par : simone | 14 janvier 2008

Je viens de me relire (trop tard) pardon pour la répétition ... mais il y avait effectivement " matière à ... " mieux vaut ironiser.

Ecrit par : simone | 14 janvier 2008

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