22 décembre 2007

la démagogie de la larme

La démagogie de la larme

Chaque fois que quelqu’un faisait son éloge, ou quand lui-même sentait une bouffée d’autosatisfaction devant un belle ou bonne action qu’il avait entreprise, il avait les larmes aux yeux. Qu’est ce qu’une larme, se demandait souvent Goethe ; mais jamais il ne trouvait la réponse. Une chose pourtant lui était claire:
trop, trop souvent, la larme naissait de l’émotion suscitée chez Goethe par la vue de Goethe.

L’immortalité, Kundera, p. 302, Folio (2447)

Geneviève Pastre ©

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