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28 novembre 2007

Ier salon des éditeurs indépendants du quartier latin

LITTERATUE ECRITUE ET EDITIONS POURQUOI COMMENT QUOI ET QUI NOUS SOMMES ET QUI NOUS EDITONS, DANS "LA JUNGLE DES VILLES"
Les Editions Geneviève Pastre
Seront présentes
au
1er Salon
des Editeurs indépendants
du Quartier Latin

Une belle iniitattive de la Mairie du VIème

29 novembre-2 décembre 2007

jeudi de 11H à 21 heures
vendredi et samedi de 11H à 18heures
dimanche de 14 H à 18H

le salon a lieu Salle des fêtes
NB le deux premiers jours nous y serons plutôt vers 13H

Demandez l’emplacement de notre stand à l’accueil du Salon.

Nos " animations "
Vendredi à 16H salle Victor Faure
Geneviève Pastre lira des extraits de ses deux derniers recueils
VIS A VIS et INVIA suivi de l’ETAT POETIQUE
Et de PLAINS – CHANTS
et cette lecture sera suivie d’une causerie et d’un échange sur thème= sur le thème " écrivons dangereusement ! "

Samedi
A 16 H. salle Victor Faure, Bruno Bisaro mettre en scène et interprétera spécialement pour vous de larges extraits de son spectacle en cours à L’Alambic studio théâtre,
"RIMBAUD NE S’ETAIT PAS TROMPE/E"
tiré du poème intégral de
" Octavie ou la deuxième mort du Minotaure " de Geneviève Pastre

Suivi d’une rencontre avec lui, l’auteure. et le public.

Dimanche
16 H même salle, même spectacle.

AU stand même

DEDICACES et rencontres :
vendredi 16H 18H
Marcel Parent, auteur de nombreux romans et essais, en particulier pour PLOUC POLAR, LES TRIBULATIONS D’UN CADDIE AU SUPER MARCHE

17H Geneviève Pastre, à la suite de sa lecture salle Victor Faure, pour ses deux derniers recueils de poésie.

Samedi à 17H
Bruno Bisaro, à la suite de son spectacle pour son premier recueil de poèmes " L’INTREPIDE BRUNO BISARO " Et Geneviève Pastre.

Dimanche
16H Catherine Hubert, romancière poète et sculptrice, pour sa pièce de thêâtre pour enfants (bilingue anglais français)) TWITILLE

Entre libre
cafétéria

Venez nombreux et nombreuses !
plus de cinquante maisons d'éditions seront là. ce sont des rencontres conviviales!

Geneviève Pastre

24 novembre 2007

Maurice Béjart

Maurice Béjart

Le soir, la note, où j’ai cité quelques ouvrages que j’étais en train de relire, j’ai rajouté au dernier moment la biographie de Maurice Béjart (coll. La Cité, Lausanne) dans laquelle je m’étais replongée ; j’y cherchais le récit de sa représentation à L’Odeion d’ Athènes juste au-dessous du Parthénon, un ballet sur Prométhée, éblouissant. Le choc était fort de voir ce danseur au centre de la skèné, d’entendre le texte se déployer, et, en tournant un peu la tête, d’apercevoir sous la lune brillante une partie du Parthénon. Il y avait foule. l'air était délicieusement tiède. Cet homme, face au public, avait une présence extraordinaire. Et son audace était grande d’apporter (d’importer) sa chorégraphie sur la terre de nos grandes légendes originaires (matricielles). J’entends encore le mot " Zeus " (dont la prononciation peu orthodoxe avait heurté des critiques un peu coincés ! mais qui peut se vanter de restituer la prononciation exacte du grec ancien ? serait- elle comprise par un Grec fût-il de l’époque de l’Athènes classique ? qui ressusciterait pour dire : j’ai compris !
Querelles d’écoles ! querelles mesquines ! comme celles qui empêchèrent toujours les autorités politiques culturelles de donner à Béjart en France la direction d’un théâtre qu’il méritait amplement. Vouloir êtres compris du peuple ? péché capital ! ne pas se conformer à une tradition toute puissante, aux privilèges de la virtuosité et de la difficulté techniques, au raffinement et à l’élégance extrême et souvent surannée de la tradition, ou d’une nouveauté accordée à petits pas, les Ballets Russes sont bien loin ! mystères et arcanes qu’ il est bien malaisé d’éclairer, de dissiper ; et cependant Béjart eut ses succès, ses réussites, ses procès, ses scandales, mais il n’eut jamais aucun goût pour le scandale à bon marché.
Dans la presse, je lis: Béjart " vulgarisateur " ou " il eut des ballets " ratés " et le " reconnaissait lui même " :coups de griffes et coups de pattes ! D’autres parlent de ses thèmes parfois " idéalistes et naïfs "…
On sait à quel point les querelles sont dures et assassines dans le monde artistique et littéraire français ; la méchanceté, la jalousie les crocs en jambes (parfois au sens littéral) sont monnaie courante. Il y a peu encore la critique assassinait allégrement un écrivain sous prétexte qu’il ne parlait que de lui. A ce compte là toute la littérature est par terre. On lut aussi au décès d’une personnalité du monde littéraire très douée et aussi redoutée car peu " facile " qu’elle était saoule à la même heure tous les jours. Il n’est pas de coups bas et sans vergogne ,j'eus honte pour la critique qui l'assommait de la sorte. On tue à bout portant même les morts.
Bref il eut, quand même, ses Ballets à Bruxelles, puis à Lausanne, ses écoles de danse qui durent encore ; ses élèves venaient du monde entier et il eut un public inconditionnel que beaucoup de chorégraphes très doués et inventifs, peut-être plus raffinés lui envient secrètement. On craint sa présence, sa puissance , son énorme culture musicale et philosophique, son audace et son infatigabilité sa production d’une fécondité incroyable, mais peut-être aussi ses choix très (trop visiblement ?) masculins, très érotiquement masculins qu’avec pingrerie on n’ose pas " nommer de son nom "de peur de se compromettre soi-même peut-être?
" Faites l’amour pas la guerre ".

J’ai eu la chance grâce à un jeune ami qui avait été invité à danser dans le Boléro (il lui arrivait de prendre pour les seconds rôles des débutants manifestement doués on disait qu’il pouvait les repérer parfois dans la rue au moment des festivals) d’assister des coulisses à une de ces soirées.
J’étais donc, quasi invisible (en tailleur de velours noir), assise sur un tabouret derrière un portant et j’assistais avec une joie intense au déferlement du ballet, tandis que de l’autre côté de la scène, Béjart, silencieux et immobile, très concentré, presque en face de moi, semblait contempler intérieuirement le déroulement de la chorégraphie. Il arrivait que les danseurs se précipitent en coulisse pour se changer et ils jetaient pèle mêle maillots et serviettes presque sur moi sans me voir et rebondissaient sur le plateau. Petite expérience me dira –t-on ; sans doute. Mais irremplaçable.
J’épouvais une admiration secrète, ainsi qu’une parenté (mais oui, pourquoi pas ?) : être près d’une telle force de la nature et de la création, au cœur du Jeu, de l’espace sacré de la scène que j’ai tant dit dans mes poèmes et vécu à mon échelle, sans doute plus discrète ! mais poussée par une volonté irrésistible de redresser un destin tordu, par une ensemble de circonstances hostiles et malfaisantes, n’est- ce rien ?
Aussi quel choc quand j’ai vu le lendemain sur un bandeau qui passait en boucle dans les euros news " Maurice, 80 ,died, Maurice Béjart died…. " Simple coïncidence, je ne le savais pas malade mais je lui ai ainsi rendu, instinctivement peut-être un modeste hommage personnel . La nuit suivante je fis un rêve je composais un pas de deux avec un danseur plus ou moins invisible et nous discutions de nos mouvements tout en les essayant.

Antoine Livio, auteur du livre dont j’ai parlé plus haut, (il faut le lire malgré son ancienneté (1969), tant il est riche précis mordant et juste et tant il prend sur le vif cette période, de la jeunesse à un précoce maturité). Ici je ne peux que tenter de rouvrir une voie vers lui et son œuvre) a noté quelques réflexions d’un de ses carnets :
" Il fallait un calculateur ce fut un danseur qui l’obtint " (le poste de ministre des finances !), Zadig, Voltaire.


Geneviève Pastre©

22 novembre 2007

Rimbaud ne s'était pas trompeE

RAPPEL

N'oubliez pas demain soir, vendredi, à 20H15 à l'Alambic studio théâtre, théâtre d'essai et de création


"interprétation magistrale" (jeanne Talbot- David, poète et comédienne, Les octaviennes ) et theatrauteurs.hautetfort.fr(ou .com)


12 rue neuve de la Chardonnière 75018 métro simplon

le très beau spectacle d'un acteur(danseur et chanteur) déjà "chevronné", (voir son site ) dans un rôle très difficile (et très rare) qu'il maîtrise admirablement, disant l'amour d'une femme pour une femme, loin de tous les poncifs. Texte violent, tendre, "un "cantique des cantiques" inédit,où la lutte contre le Minotaureest la clef, et où Rimbaud un référence absolue.
réservez au 06 842 839 13 aux Productions Bruno Bisaro.

durée, une heure environ

Geneviève Pastre

voir en lien Octavie ou la deuxième mort du Minotaure,à "mes livres"

21 novembre 2007

Vision rapprochée

et littérature



Vision rapprochée

Je lis en même temps, " Le premier homme " d’Albert Camus, Shirobamba de Yasushi Inoué, et Le journal de Virginia Woolf, et bien sûr je me gorge de toute la presse que je peux trouver le temps de lire pour avoir un kaléidoscope des événements actuels. Ah ! encore autre chose, une biographie de Maurice Béjart par Antoine Livio. Un petit dégât des eaux m’a obligée à vider la bibliothèque de mon couloir d’entrée. Je redécouvre ainsi Sodome et Gomorrhe de Proust et Séducteurs en équateur de Vita Sackville. Cela fait des rapprochements inattendus et provoque des réflexions.

Au hasard,

La différence de culture et même de civilisation. Le personnage de Camus jeune garçon nommé Jacques vit dans un quartier " pauvre " d’Alger, un appartement petit, "pauvrement" meublé, juste deux lits, une chaise, une armoire, une lampe à pétrole, une toile cirée, un réchaud à gaz, il va à l'école en tramway, il va aussi jouer à la plage, avec ses copains et se baigne nu avec eux etc, il vit entre sa mère et sa grand-mère. Au début de du récit, à l'âge de quarante ans, il va à Saint Brieuc, à la recherche de son père, mort à la guerre;quand il avait un an. Entre sa mère et sa grandmère, c'est cette dernière qui décide de tout et manie le nerf de boeuf.

A l’autre bout du monde, Kosaku vit dans un village de la presqu'ile d'Izu, dans un "dozo", une petite maison en terre, avec sa grand-mère, il n’y a pas de meubles (à la manière japonaise, juste le futon qu’il partage avec cette dernière) les ustensiles nécessaires les vêtements, le petit autel et tles nombreuses souris qui "protègent" l'enfant dit la grandmère. il va se laver le matin au ruisseau qui coule au pied de la maison, il mange trois fois par jour la même nourriture, la soupe de miso, il va à l’école où les maîtres sont très sévères, il va se baigner, nu, dans les torrents et plonge dans les gouffres de cette région montagneuse, il s’y forme des clans hostiles entre garçons ou plus ou moins distincts, les garçons et les filles, assiste à des naissance et des morts.
Sa grand mère est en fait une ancienne geisha qui a été rachetée par son arrière grand père et a vécu avec lui. En fait ce serait sa "seconde" arrière grand mère …

Ses parents vivent dans une ville assez éloignée, il va les voir, mais, s’il craint son père, il admire sa mère, pourtant il souhaite rester avec sa grand- mère. On lui laisse le choix. Il sera élevé par elle .C'est bon pour un enfant de vivre à la campagne, dit le père. Il ira à l'université plus tard.
Bref rien ne semble " pauvre " ici, c’est un garçon heureux.

Ces deux histoires très autobiographiques valent toutes les analyses théoriques et conceptuelles à la mode à notre époque et dans notre monde. Je ne vais donc pas m’y aventurer. Il y a quelque chose de " brut " dans ces deux histoires, des leçons de vie, des questions sur les valeurs, ou la saveur d’une enfance, de l’enfance qui goûte au monde avec avidité. Ce qu’on appelle l’innocence, mais plus intacte et plus directe chez le romancier japonais.
Replongeons donc dans les nôtres, en abandonnant tout "regard distancié"
Geneviève Pastre©

20 novembre 2007

salon des éditeurs indépendants

Manifestations et interventions à la Mairie du sixième arrondissement 78 rue Bonaparte 75006 .
le vendredi 30 nov à 16H.

Geneviève Pastre
lecture: extraits de Plains-chants (son denier recueil paru en sept 2007)
suivi d'une causerie sur le thème:
" Ecrivons dangereusement" d'après "l'Etat poétique" in "Vis-à -vis et Invia", (paru en novembre 2005)
quels risques? écrire quoi? comment? pourquoi?


les salles seront communiquées ultérieurement.ainsi que les jours et heures des dédicaces
entrée libre

les éditions Geneviève Pastre y tiendront également un stand où vous rencontrerez plusieurs de ses auteur/es,

19 novembre 2007

Entendu et approuvé

Peter Sellars

"essayer tout ce qui nous passe par la tête "(à propos de la mise en scène d'un opéra mais peut s'appliqier à d'autres moyens d'expression)



"passer devant un tableau autant de temps que le peintre lui-même".


bonne journée!
Geneviève Pastre

18 novembre 2007

Une vue d'ensemble de la situation actuelle

Une vue d’ensemble

Ce qui nous manque trop souvent c’est une vision d’ensemble d’une situation donnée que ce soit en politique ou dans tout autre domaine (relation personnelle, esthétique ou éthique). Peu ont la capacité de pouvoir évaluer à très court, à court et à long terme justement les enjeux, et de les définir. En politique, manque de culture, générale, de connaissances historiques (la république des professeurs) techniques la république de l’ENA), défaut d’informations etc C’est évidemment un domaine immense qui peut faire l’objet des études tout à fait spécialisées’(Sciences politiques) mais qui concerne Mr tout le monde et s’approfondit sans cesse. Il y faut aussi une grande perspicacité, une rapidité d’esprit et une intelligence à la fois abstraite et concrète.
Je ne parle pas ici de la " bête politique " qui a ses propres lois qui vont du goût du bien public il y en et d’illustres, de l’ambition de faire une carrière, au goût du pouvoir personnel qui a toutes ses nuances et ses degrés et peut atteindre le niveau de la bête qui peut avoir le goût du sang. Je parle du citoyen qui a envie de savoir pas seulement à quelle sauce il va être mangé, mais comment fonctionne le système dans l’engrenage duquel il est pris et le cas échéant pour intervenir et le changer, par tous les moyens légaux qui peuvent aller jusqu’à la désobéissance civile (ce qui est légal est-il légitime) : le droit d’exercer librement son esprit critique et d’en tirer les conséquences concrètes.
Et parallèlement aussi en raison du regard biaisé par l’abondance d’infos orientées, tronquées, par la nature des choses même, le désir de convaincre, d’emporter une victoire, un marché ou une décision politique.
Et comme en outre la situation (l’histoire) bouge tout le temps, c’est difficile de suivre son développement car il y a faut une attention constante, qui pèse sur le cours et le poids de notre vie quotidienne professionnelle et affective.

Il me semble que dans le contexte actuel il faut dégager considérer plusieurs points, en vue d’une réflexion :
Ne pas s’en remettre paresseusement et confortablement aux choix de son parti ou de sa famille ou de son milieu social ou socio professionnel, c’est-à-dire du groupe ou de la communauté dans laquelle on se trouve plongé par les circonstances.
Déceler les calculs (qui peuvent être tout à fait honnêtes logiques ou pertinents) et la rhétorique (l’art, de l’éloquence, le charisme de chaque partenaire ou adversaire). Qu’ils servent son intérêt immédiat autant que l’intérêt général.
Peser les arguments présentés et " les idées de derrière la tête ", les situer dans leur contexte dans le temps et dans l’instant immédiat.
Vous me direz qu’il existe des politologues dont c’est la spécialité et qu’il suffit de s’en référer à eux... C’est certain : il est très intéressant et important de les lire ou de les écouter. Mais, se suffire de cela, c’est s’en remettre au " principe d’autorité " et rester dans la dépendance (ce qui est déjà le cas des sciences sociales et humaines qui devraient,selon elles-mêmes, dicter notre conduite la plus personnelle !).
Car il reste à confronter tous ces faits et ces raisonnements à notre éthique personnelle et notre propre choix de société (qui eux -mêmes doivent être fondés en éthique universelle et en raison.)
Enfin dans le rapport de forces, tel qu’est le rapport politique dans une société donnée, il reste le risque, inévitable, du choix d’une politique, d’une action donnée ici et maintenant en vue d’un futur proche, très proche, imminent, et pour une durée donnée et quand même incertaine irréversible. Il faut l’accepter.
Ici, faire confiance à un adversaire ou non : accepter un marché (de dupe ?) : cesser la grève contre une promesse de discussion tripartite, accepter des négociations qui supposent que l’adversaire joue le jeu honnêtement, alors qu’il a annoncé qu’il ne céderait pas quant au fond. Naïveté des représentants d’une partie du
peuple face au cynisme gouvernemental ? chiche dit l’un tope là dit l’autre,marché conclu mais ce qui est valable d’un marché aux bestiaux à l’ancienne, simple geste et qui est l’honneur du paysan, nous en sommes loin. " approchez mes enfants approchez, dit le bon apôtre. Mais nous n’en sommes plus là, pour l’instant. C’est une méfiance tout à fait justifiée des gr2vistes
Enfin considérer les méthodes pratiquées par l’adversaire afin d’interpréter au plus juste ce qui relève d’un choix " tactique " au sein d’une " stratégie ", pour reprendre une langue qui peut encore servir. On peut encore reprendre une formule plus ancienne : " la fin justifie les moyens ", ce qui revient au même.
Aussi que penser d’un leader qui tantôt use d’un argument péremptoire : je fais ce que j’ai promis et que vous avez voté (fidélité à sa propre parole et suspicion jetée sur la cohérence des votants : vous ne savez pas ce que vous voulez, ne venez pas vous plaindre), tantôt avance des projets -inédits ( j’en ai parfaitement le droit puisque je dirige la politique du pays).

Aujourd’hui les messages sont clairs. L’entourage du prince a vite appris la méthode et profite de la leçon et de l’exemple. Il suffit de répéter, c’est un simple apprentissage, un exercice d'application. Le raté de la ministre de la justice annonçant une franchise judiciaire analogue à la franchise médicale est plus vrai que nature) de marcher vite dans la foulée du joggeur devenu coureur de fond.
Ainsi Fillon, lui, sans rire, en tenant son pupitre comme un ecclésiastique sa chaire, se félicite à l’avance de " la remise en mouvement " de la France, sans se rendre compte que cette remise en mouvement peut aussi bien sinon mieux définir les grèves quasi générales que sa politique a générées, ce qu’on appelle un comique de situation.
" Pouvoir se regarder dans les yeux " à la fin de l’année, dit-il d’un ton pénétré, peut signifier ", " on est fier de ce qu’on a fait ", mais qui peut s’entendre, dans un sens tout à fait opposé, comme cle face à face des grévistes face aux CRS aux pouvoirs publics et aux bénéficiaires du paquet fiscal et de tous les avantages accordés aux plus nantis de la finance. Cela peut supposer deux adversaires en train de se défier et de se mesurer. Quiconque a fait une manifestation avec les CRS en face sait parfaitement ce que cela veut dire : " les yeux dans les yeux ".
" Regarder la vérité en face " suppose chez l’adversaire un aveuglement (volontaire,c alculé ou non, une peur de la vie et du combat, " cessez de vous voiler la face ! ". c’est faire un constat absolument réducteur de l’adversaire en s’attribuant toutes les mérites de la lucidité et si ce n’est pas exactement " il faut nettoyer ça au kärcher ", c’est beaucoup plus nuancé et rusé, c’est sous estimer un adversaire qu’on était prêt à juger digne de soi, mais qui déçoit, et qu’on voudrait remettre dans le droit chemin.
Ça sent le sermon et c’est malhonnête parce qu’en politique (digne de ce nom), dans une démocratie et une république, on est censé argumenter du bien commun en partant des intérêts généraux, qui incluent, si je ne m’abuse, les droits sociaux, autant que les droits politiques et juridiques.
Enfin, il n’est pire au que l’eau qui dort…. Si l’on voit ce que je veux dire. Il est passé par ici il repassera par …ici.

Quant à dire que cette grève est politique et n’a donc pas de sens, c’est dénier toute pensée cohérente aux salariés, qui contient forcément
une idée d’ensemble de l’organisation de la cité, et refuser tout droit moral civil et évidemment poltique à l’opposition. Or le droit des partis est l’article 4 de notre Constitution.(voir le site des Mauves). c’est là l’erreur politique la plus grave ; et qui risque bientôt chez le peuple, de plus en plus éclairé, de provoquer un rejet d’un pouvoir si arrogant. S’il tient à ses ors et son or, à ses pouvoirs anciens et nouveaux, à tous ses privilèges, qu’il se souvienne que le peuple a sa fierté, son " orgoglio " comme le dit si fortement d’une façon si sonore l’Italien à propos de la fierté gaie et que sa patience a eu historiquement des limites que des pouvoirs bien légitimes ont eu bien tort de franchir.
Geneviève Pastre©

15 novembre 2007

turbulences

THEATRE
Exceptionnellement le spectacle de bruno Bisaro à l'Alambic studio n'aura pas lieu demain soir,vendredi, en raison des grèves de la RATP. voyez son blog ou son site

les chroniques du blog reprendront dès que possible, le serveur ayant été et étant encore saturé ces deux jours! impossible de passer quoi que ce soit L'actualité est assez riche, Aiguisez votre esprit critique directement! à très bientôt
Geneviève Pastre

12 novembre 2007

EVENEMENT

Evénement édiitorial !!

les Editions Geneviève Pastre seront présentes au

Premier salon des Editeurs indépendants du Quartier latin

Du jeudi 29 novembre au dimanche 2 décembre

A la Mairie du 6° arrondissement 78 rue Bonaparte (place Saint Sulpice)
Ouverture au public :
Jeudi de 12H à 21H
Vendredi et samedi de 11H à 18H
Dimanche de 14H à 18H

Nombreuses animations ( lectures débats récitals)
(nous vous donnerons les jours heures et lieux de nos propres animations dans les prochains jours sur ce blog

Une très heureuse initiative de la Mairie en faveur des petits éditeurs indépendants qui sont nombreux dans le quartier latin mis à mal ou du moins en difficulté par les grands systèmes actuels d’éditions (les gros mangent les petits, disait déjà Breughel, mais aujourd’hui les gros écrasent et tuent les petits et les accusent mêmeparfois de leur faire de l'ombre: il y aurait trop de livres!!)). Voir les nombreux articles dans la presse sur ce sujet. Les conditions d’accès aux Salons sont souvent exorbitantes et tout à fait dissuasives.(noter la tentative très heureuse de la Région Ile de France au Salon du Livre au printemps depuis 2 ans, qui va dans le même sens,mais qui est moins "de proximité" (ici que d' Histoire dans les 5° et le ViI° à commencer pas Villon etc) et qui se poursuivra en 2008)

MERCI au Maire, conseiller de Paris, Jean –Pierre Lecoq et à Olivier Passelecq, adjoint au Maire chargé de la Culture qui ont pris cette initiative originale, en nous offrant leurs locaux et leur logistique. C’est un effort et une mobilisation considérables.Et Ils espèrent e tnous aussi qu'il y aura une longue suite!

Faites la connaître autour de vous par tous les moyens dont vous disposez. Il y aura sans doute une quarantaine de maisons d’éditions.
Geneviève Pastre ©
Site ww.Gpastre-editions.com (voir le lien sur " mes sites ")

08 novembre 2007

la culture: billet d'humeur

modes de vie, langage et politique





La culture :billet d’humeur
La confusion des mots fait tache d’huile. Et d’huile sale de moteur, pas d’huile d’olive vierge première pression à froid, ou de colza pour moteur(illégale) en ce moment.

Réforme
Il y a déjà eu le mot "réforme". On finit par comprendre que contrairement à l’usage commun, c’est-à-dire changement vers un mieux social et démocratique, il signifie changement vers la régression le retour en arrière, vers les anciennes inégalités et injustices. C’était le pétainisme qui était passé maître dans cette sémantique tordue. Il a fallu que le prince impérial mette les points sur les i ou écrase de ses gros sabots (de luxe) le sens historique de ce terme, le martelant de la voix et du geste pour mieux l’écraser comme une bête nuisible, un vulgaire ver de terre sur le perron de l’Elysée et de Matignon et peut-être bientôt de la Chambre des députés, caméras à l’appui ; pour que nous ne nous trompions plus (Il ajouterait bien plus " jamais " ,mais l’Histoire a bien montré la fin, tôt ou tard, de tous les totalitarismes, fussent-ils masqués rampants ou cyniques, alors il n’ose quand même pas(encore ).

Culture
Quand je lis " culture de résultat ", à propos de nombre fixé par le ministère d’expulsions des Sans Papiers, je frémis. ;. A la limite, on pourrait dire que la culture de résultat dans le domaine policier autoriserait le supplice de la baignoire .ou les réveils à l’aube et le menottage le sparadrap sur la bouche etc Le mot culture est donc mis à toutes les sauces sémantiques et sociologiques et politiques .
Un autre sens des plus récents est " culture d’entreprise ", devenu un concept désignant l’ensemble des us et coutumes, des moeurs caractéristiques du concept d’entreprise.
Les cultures ethniques, les us et coutumes propres à un peuple (manière de manger ou de traiter le corps et la sexualité (ou pourrait donc dire que les mutilations sexuelles des femmes seraient à respecter ou que l’homosexualité est un crime capital) seraient toutes à respecter.
C’est salir le mot culture / pire c’est le dévoyer en s’en servant comme d’un anoblissement de pratiques contraires à l’éthique, au développement de la réflexion sur l’humain dans la société et dans l’expression libre, singulière, interactive, la culture c’est donner à penser, enrichir les échange d’expériences humaines, accroître la capacité de jugement de l’être humain, comme dit très justement Cédric Clapis, dans le Monde du 6 novembre, à propos du cinéma et de l’aide de l’Etat, de sa " politique culturelle ", c’est " aider à vivre, " pas seulement divertir par des produits industriels comme Harry Potter, mais " avertir ".
Faire du chiffre autrement dit plaire au public, " répondre aux attentes du public " selon l’expression du prince impérial soi-même, c’est sous -entendre que la facilité, le divertissement immédiat sont les moyens et la fin de la culture, alors que privilégier cette forme d’expression dite "populaire" au mauvais sens du terme , c'est à dire non intello non élitiste, c’est formater (à des fins politiques) les individus qui" travaillant plus et gagnant plu"s sont assez fatigués le soir pour ne plus êtres capables de consommer autre chose que du prêt à manger prêt à regarder prêt à dormir prêt à baiser, pour pouvoir ne plus se poser de questions.
La culture c’est toutes les formes de penser, d’art, d’artisanat, de création, d’expression musicales, théâtrales littéraires gestuelles etc non directement marchandes des communautés humaines (Même si les créateurs doivent pouvoir vivre de leurs œuvres s’ils en font leur travail, mais c'est un autre aspect du problème,aussi important du reste) ; c’est comment (se) forment le regard, le goût, le jugement, et bien sûr, les politiciens actuels se méfient comme de la peste. De cette potentialité qui leur échappe. Moins on pensera, mieux ça vaudra pour eux. Les jeux du cirque dans la Rome impériale ?mais nous y sommes. En plein dans les formules : s’ils n’ont pas de pain qu’ils mangent de la brioche, pas d’argent pour l’essence qu’ils fassent du vélo, pas de logement qu’ils … Ah ! non quelle imbécile, marmonne le prince impérial et a déjà enchaîné :qu'ils couchent sous la tente ; on a proposé mieux : ajouter un étage à tous les immeubles.
Le terme " culture " ne doit en aucun cas servir de justification absolue d’aucune" manière d’être et de vivre" sociale professionnelle, économique, sexuelle, artistique, etc ; elle décrit un ensemble peut-être cohérent de conduites et de représentations, de " patterns " ; mais pour descriptive qu’en soit la définiton, elle ne peut devenir normative, en raison de sa cohérence structurelle ou structurale ou de sa durée, ni a fortiori pérenne et imposée.
Galvauder le terme culture est rabaisser ce vers quoi tend l’être humain pris dans un réseau de contraintes d’interdictions d’injonctions de sanctions, ce devrait être une incitation à la connaissance de soi la compréhension des autres l’intelligence la dignité, l’ouverture, le goût et la création du beau, l'invention de formes, la voie vers le bonheur modeste de l’être humain, mais bonheur de vivre quand même, vers un élargissement de cette vie pour tous.ce qui ne peut se faire que dans la liberté contre les conventions. Enfin l’éthique fait l’homme avant même toute culture.
Genevieve Pastre©

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