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30 octobre 2007

présences en ville

Présences en ville
Si vous souhaitez nous rencontrer, qui nous ? les Octaviennes, auteur/es, amies/es ou moi-même
voici quelques dates

Cineffable, 80 bd de Rochechouart du 30 au 4

Attention : non mixte
Cinéma lesbien et féministe, exposition, débats et stands, mes éditions y seront vendredi et samedi
Ctaherine Hubert lira sa pièce de théâtre pour enfanst "Twitille" à la mezzanine à 14H 30 et dédicacera son livre à mon stand après vers 15H
Marion Page ( romancière), Jeanne Talbot David(poète), vous accueilleront et je signerai mon dernier recueil, Plains-Chants, les deux après midis à partir de 16H, et d'autres peut-être...

Vendredi 2 10 Bruno Bisaro dira et interprétera " Octavie ou la deuxième mort du Minotaure " sous le tire " Rimabaud ne s’était pas trompée " à 20H15 à l’Alambic studio tous renseignements sur Pariscop ou la Semaine de Paris ou
http://brunobisaro. blogspirit.com

Françoise Tchartiloglou (poète prix des octaviennes et peintre) expose du oct au 4nov au Grand Marché d’art contemporain, place de la Bastille (n°528)
De 11h à 20H
Soirées mardi et vendredi jusqu’à 22H

PS n’oublions pas l’autre bout de la chaîne de l’actualité : pourquoi pas une " opération pièces jaunes "parallèle" pour habiller le Président ? quel président ? il y a tellement de présidents! pas celui des associations du Dal ! ou autres, de même farine, non, le SEUL , L’ UNIQUE, celui est partout à la fois. il donnerait du travail peut-être à un cordonnier pour le ressemelage de ses chaussures, ou à un teinturier qui ferait des retouches. Ah ! c’est vrai il y a les magasins d’Emmaüs où on trouve de belle choses etr cela rendrait service aux pauvres, non? C’est urgent, il pleut beaucoup, il va faire froid, les jours raccourcissent, apportons lui aussi beaucoup de cartons ! mais j’ai entendu dire qu’on allait augmenter son SMIC indigne du premier homme de l’Etat, Celui qui venant du plus bas est arrivé au plus haut. Il claque des dents ! SOS !
Geneviève Pastre©

27 octobre 2007

l'alibi écolo

Entre bluff, poudre aux yeux, cynisme ?je crois que tout le monde est en train de comprendre les tours de passe-passe que fait le gouvernement pour nous distraire des vrais problèmes. Il est vrai que le culot, plus il est grand, plus il sidère, au premier abord du moins. Le roi furet ? il est passé par ici il repassera par là, il croit que personne ne l’aura. Pas si sûr. La question de l’écologie, l’opération " sauvons la planète " en est un exemple éclatant. Je l’ai déjà écrit, tous égaux dans la lutte, quel magnifique élan, mais qui concerne qui ?
Les fameux " pauvres ", il y a bien longtemps qu’ils économisent le gaz et l’électricité, le chauffage, l’essence, sans compter la nourriture les vêtements, les vacances, les voyages. C’est bien joli de couper l’électricité dans les villespendant cinq linutes ou une heure, mais les SDF, les gens expulsés brutalement, qui en sont à coucher dehors, qu’est ce qu’ils en ont à faire ?, les franchises médicales, 50 euros maximum un bagatelle pour les classes aisées, une somme important pour les tout petits budgets et de voir Bachelot sourire de toutes ses belles dents(et combien de gens ne peuvent pas se payer le dentiste !) en justifiant toutes ces inégalités ! les chiffres énormes des salaires qu’on nous balance à la télé, l’insolence des fortunes, l’injustice sociale croissante, posent aux gouvernements et aux citoyens des problèmes fondamentaux, les vrais problèmes, ceux de la justice sociale qu’aucune brise fraîche de cohésion sociale non polluée ne peut dissiper.
Alors quelle aubaine, l’écologie, vive les ours, les loups, les espèces en voie de disparition et pourquoi pas les puces et les punaises les moustiques les souris et les rats. A Hulot Bové ou leurs consorts manquent une dimension, un équilibre, dans la tension entre les deux bouts de la chaîne homme-nature (qu’on appelle " environnement " à présent).
Je ne me satisfais pas du tout de cette auto- satisfaction des classes riches qui ont trouvé un bel alibi. C’est un véritable dérèglement de l’éthique qui fonde la dignité des êtres humains.
C’est un coup de pied méprisant qui lui est donné. C’est une pollution morale.
Qu’on l’appelle égoïsme, triomphe de l’individualisme, peu importe le fond qui se cache derrière ces belles âmes criant " sauvons la plaète " moi je dis sauvons les êtres humains qui souffrent sur cette planète . j’ai très bien connu l’abbé Pierre, c’est lui a avait vu juste et qui crie encore dans le désert ; lui, il pratiquait cette pauvreté que ne semblent pas même pas voir ces sauveurs qui sont des nantis. Et comme par hasard Sarko se proclame le roi des écolos ! suivez mon panache sans fumée !C’est très joli ces maisons écolos mais je demande alors un logement social pour une maison écolo.
Bien sûr le soleil, un beau paysage sont à tout le monde, mais êtes -vous bien sûr que celui qui vit dans un taudis ou sous les bretelles d’autoroutes, ou sous les tentes de secours au pied de beaux immeubles a le cœur à les goûter ? Est ce bien le même soleil ?


" Que le meilleur gagne " (et le moins doué le plus faible, qu’il crève salope ?) ET comment définir le meillleur le plus rapide le plus fort le plus malin ? et que veut dire " gagner " ? gagner : de l’argent, sa place au soleil ? yachts, maisons, objets d ‘arts, vêtements haut de gamme (le supplément Mode du Monde), le mail qui vous vend " les montres chères que vous aimez ", me donnent toujours un haut-le coeur, ou payer à tempérament péniblement une petite maison ou un appartement HLM ? quand celui qui vous fait miroiter cet idéal vit dans une " banlieue " mais celle de Neuilly, et n’y a pas fait pas construire le 20% de logements sociaux pour ne pas déclasser sa ville. J’ai vu aussi hier au JT, un syndicaliste refuser la poignée de main de Sarkozy.(ce dernier a vaguement haussé les épaules et l’a regardé de travers). ça m’a fait chaud au cœur. Rien n’est perdu alors.

Geneviève Pastre©

25 octobre 2007

les inconvénients de l' Intelligence

Entre intelligence et politique


Premier bain de mon fils

Chacun désire un fils intelligent
Cependant l’intelligence a perdu ma vie
Je voudrais un enfant ignorant et stupide
Sans orages il deviendra ministre

Su Tung Po 1032-1127, poète chinois dynastie Sung

Geneviève Pastre

24 octobre 2007

de manière à trouver le commencement

arts et mode de vie
Lu dans " Théorie de l’art moderne de Paul Klee(1)

" l’art ne reproduit pas le visible. Il rend visible ".

et ailleurs : " un tableau naît-il jamais d’une seule fois ? non pas ! il se monte pièce par pièce, pas autrement qu’une maison ?
Et le spectateur, est-ce instantanément qu’il fait le tour de l’oeuvre ?souvent oui, hélas !
Feuerbach ne dit-il pas qu’un siège est nécessaire pour comprendre un tableau. Pourquoi le siège ? Pour que la lassitude des jambes ne trouble point l’esprit ".

" L’art traverse les choses, il porte au delà du réel aussi bien que de l’imaginaire ".

" où l’esprit st-il le plus sûr ? C’est au commencement "


Je cherchais ce soir à m’échapper au brouillage, à la confusion à la vulgarité à la grimace des informations quotidiennes qui nous sautent à la figure sans nous apporter de sens, ni de paix Prendre un fusain et oser librement un tracé simple, nouveau ou un pinceau ou un son ou un geste dans l'espace.
De manière à retrouver le commencement.
ou, se trouver au commencement
Geneviève Pastre©

(1) coll. Médiations, éditions Gonthier

21 octobre 2007

Attention, SOS : les jeunes et Rimbaud

De certaines choses plutôt que d'autres Attention ! SOS

Les jeunes et Rimbaud

Je suis tombée par hasard sur l’émission "le coup de cœur des libraire"s (ou quelque chose comme ça) hier samedi.

J’ai été choquée par la méconnaissance, qui touche au mépris, du libraire de la Gryffe de St Maur (celui que j’appelle Riquet à la houppe et dont j’ai oublié le nom) à l’égard des jeunes.
En effet, il vante plusieurs ouvrages dont une BD sur Rimbaud (et Verlaine) ajoute-t-il (quelle audace!), qui conviendraient aux jeunes pour aborder ce poète, ouvrages qui racontent tout particulièrement ses séjours au Harrar à Aden et ce serait une bonne introduction etc etc
Mais Rimbaud a écrit ses poèmes dès16 ans et 17 ans, Il est à l’âge de ces jeunes, il est leur pair, il leur ressemble !
qu’est ce que c’est que cette détestable manie pédagogique ! les jeunes ont besoin et envie de nourritures solides, fortes, violentes et pas de la bouillie en petits pots, Rimbaud est leur frère en insolence en violence, en liberté et en scandale face à la bourgeoisie confite

J’ai toujours détesté cette mode actuelle, née dans quels cerveaux en papier mâché ? de supposer qu’il fallait se mettre au niveau des jeunes. D’où ces collections débiles avec des notes des questionnaires et des jeux, des exercices, à la fin des romans dans des" collections pour la jeunesse" ! détestable ! c’est que vous avez déjà statufié et momifiés ces auteurs, de façon à les rendre indigestes, inaccessibles,les ayant prédigérées ; c’est vous les affreux professeurs que vous critiquez par ailleurs ! Les vrais sont ceux qui offrent aux " jeunes " les œuvres telles quelles, frontalement, sans les affadir ni les tronquer ni les montrer dans une perspective réductrice facile, prétendument progressive. Il y en a . Et ils sont nombreux. C’est par peur de ceux-là que le gouvernement veut réduire leur nombre. C’est par bonds, chocs, que l’esprit procède.
Alors qu’un libraire qui se croit à l’avant–garde ose vanter la méthode de la mise en appétit progressive à l’égard de Rimbaud c’est une insulte pour les jeunes mais d’abord pour ce dernier.
A moins que ce ne soit une technique pour vendre, mais je n’ose croire que quelqu’un qui semble un des piliers de cette émission culturelle parle en épicier ni même en pédagogue !" vous roulez dans la bonne ornière" ! avait écrit Rimbaud à Izambard. Il dirait : "vous roulez dans la pire ornière", non, même pas, vous êtes un ASSIS !
Geneviève Pastre©

20 octobre 2007

LE MINOTAURE OU L'ÊTRE HUMAIN

ET MODES DE VIE


" Je me suis retrouvé dans le métro et une femme est tombée ; j'ai attrapé un homme par le collet qui donnait des leçons à tout le monde et l'ai fait dégager (je pensais au minotaure !) ; j'ai enfin pu respirer parce que plus personne n'osait plus m'approcher dans le wagon : je n'aurais jamais pensé faire peur à quelqu'un à ce point un jour ! La femme est saine et sauve. Je me suis retrouvé au théâtre "…
et il y avait des spectateurs qui l'attendaient, ceux de l'univers du théâtre,qui ne sont jamais passifs.

message de Bruno Bisaro qui joue comme vous savez à l’Alambic théâtre.

"… Je t’empoigne à bras le corps et je lutte avec toi, MINOTAURE de tes réserves de tes craintes de tes tabous j’avance à pas comptés je m’éloigne je reviens je ruse et soudain je bondis et te saisis à la gorge… "


A La Villette se tient une exposition intitulée " Zizi sexuel l’expo !".(je dois dire que je l’ai pas encore vue) Mais les petites filles invitées à l’émission pour la promotion de cette exposition ne pouvaient que rester bouche bée. Et les gamins parlaient, parlaient : " ça se lève ! ". Aux filles de faire lever !
Et voilà pourquoi votre fille est muette : et le clitoris ? les lèvres ? la vulve ? les délices des caresses et de l’auto-érotisme ? la richesse la plénitude d’un sexe de fille ?
J’appelle ça du dressage. Et on s’y prend tôt, de plus en plus tôt, de peur qu’elles aient des désirs bien à elles, d’autres désirs. Ce que j’ai appelé l’excision mentale. Ca rappelle les poupées Barbie à poitrine opulente et les poupées Barbie à burqà : tout est bon pour maintenir la " différence des sexes " au profit d’un seul sexe et d’une seule sexualité.
Ben voilà ça se passe à la Cité des Sciences de la Villette en 2007 de notre ère.

Geneviève Pastre©

19 octobre 2007

pour Octavie

mode de vie

femme mon mode majeur




Ne dire que notre joie
Sans fêlure
Ne taire que notre émoi
Pour qu’il dure

La vallée en contre–bas`
La lumière tout là-bas
Tu allais en souriant
J e te désirais doucement

Ta silhouette à mon côté
Ton profil si proche du mien
Mon délire le long du tien
Sans pourtant rien oser te dire

Toute la journée délirait
Aujourd’hui à penser à toi
Rien en moi ne s’est effacé
Je vais te prendre dans mes bras

Je rougis à la mémoire
De caresses en pensée
Je te parlais sans te voir
Mais sus que tu devinais

Nous n’aurons pas d’impatience
Cheminerons doucement
Nous respirerons ensemble
Joue contre joue simplement

Je regarderai la chambre
Autour de nous s’éloigner
Dans un lit à odeur d’ambre
Et loin des bruits familiers

Nous regarderons les heures
Au fond des yeux s’écouler
Refermerons le bonheur
Sur nos reins oiseaux posés


Préludes pour un Largo coll courants ascendants éd. Geneviève Pastre©

17 octobre 2007

Revenons aux fondamentaux

Revenons aux fondamentaux
Dans cette sombre période de rétrécissement de la réflexion, de matraquage des esprits de mauvaise foi politique et des sourires tordus prêts à mordre de ceux ou celles qui emploient des arguments cauteleux pour nous vendre leur camelote politique, dont le modèle déjà dépassé est " travaillez plus pour gagner plus ", dont on peut savourer la bouffonnerie morale, il est bon de voir le peuple réagir comme demain. Il y a donc encore un peuple pour ne pas tomber dans les pièges. Multiples, dont les radars ne sont qu’un faible symbole et les rafles, les méthodes musclées et les dérives génétiques sont parmi les signes les plus inquiétants. Et ces fausses valeurs quine sont que les caricatures de l’" être-humain ".
Revenons aux fondamentaux : qu’est-ce que vivre ? que faisons nous ici sur cette terre, quelles sont les expériences fondamentales, qu’est ce que la rencontre de l’autre, à quelle nécessité répond cette quête, comment vivre la perte ? comment développer la puissance de vie et tenter d’atteindre la joie. Dans quelle dérive purement économique tente-t-on de nous entraîner ?
Vient de paraître

PLAINS-CHANTS

La poète chante ici trois expériences fondamentales de toute existence : Chacun de ces trois états par lesquels passe le poète dans sa singularité en fait le porte voix de tous. Elle laisse entendre de nombreuses voix faisant écho à la sienne. D’où l’idée du " plain-chant " où plain a son sens premier de plainier : égal, vaste, continu et grave, mais aussi choral.

L’être humain passif (assis) se déployant, se mettant en marche, explorant le monde, se heurtant à lui, se débattant ou se perdant, désespérant, et repartant toujours, se délectant aussi de cette quête. Le poème en treize séquences est parfois allègre parfois furieux parfois ralenti, il change de tonalité et de rythme et de tempo, chuchoté ou hurlé, jusqu’au moment, où, près de tout abandonner devant l’opacité du monde, IL aperçoit un visage où il se sent enfin vu, où il est reconnu.

La deuxième expérience est celle de la perte (ici de la mère), de la parturiente de la mort et cette déploration se déploie, elle, en cinq mouvements d’une cantate tragique . Quand le final s’élève en un jeu d’orgues solennel, il crée un apaisement et une réconciliation avec l’impermanence de l’être humain et du monde, et transcende la finitude.

Le troisième poème est celui de la prise de conscience de la force de vie, de la plénitude du poète dont le cours s’accomplit en croissant en force et en amplitude. Où le poète sent en lui l’écoulement de ce fleuve paisible et puissant qui charrie toutes les expériences qui le fertilisent et le conduisent vers son accomplissement.
Ce sera alors, ici encore hors champ, le déferlement de l’amour, corps et esprit.




ISBN 2-908350-64-5 ISSN 0-986-0053 9 euros

Oui, ces poèmes sont de moi et je ne pouvais pas m’exprimer autrement ; à vous de composer les votres en même temps que votre vie.
Geneviève Pastre©

15 octobre 2007

deux leçons politiques magistrales

Journée fructueuse deux leçons politiques magistrales


Le Zénith mais aux JT la part du lion était pour le ballon ovale. C’est totalement insupportable. Exaspérant. Evidemment se battre pour un ballon rond ovale ou carré, ça vaut mieux que des guerres…mais quand même… il paraitrait que moins on pense mieux on se porte ? ?
Pour le Zénith j’ai entendu un présentateur parler de " grogne ", vous avez dit " grogne " ?
quelle perversion des valeurs !

Sur Arte, pris au vol, le Dictateur, de Chaplin : un chef d’oeuvre cinématographique et une claque politique pleine de références actuelles.
Je l’avais vu à sa sortie, revu plus tard, c’est terrifiant d’analogies.
Le commentaire qui a suivi était historique et bavard. apportant pas mal d'informations intéressantes mais diluant l"impact du film J’ai toujours détesté les débats qui suivent immédiatement le choc du film, et qui empêche la cristallisation personnelle de se faire.

C’est tout pour ce soir, ça fait un peu court, mais c’est beaucoup. Il y a matière à réflexion/ A demain
Geneviève Pastre©

Si quelqu' un connait la date où ce film a été distribué pour la première fois en France qu'il ou elle nous la donne. 'jai un souvenir très concret de cette soirée, il bruinait, le pavé était mouillé ma mère et mes soeurs nous étions bouleversées. je crois que c'était à Rennes mais impossible d'aller plus loin. merci. il y a bien des cinéphiles parme vous.

13 octobre 2007

Joie et jubilation

Joie et jubilation


Je vous ai laissés en plan cette semaine et j’en suis la première désolée : semaine chargée. Tous les deuxièmes jeudis du mois, j’anime une émission culturelle gaie et lesbienne et ouverte à toutes les questions d’actualité et de fond sur radio libertaire 89.4 de 19H30 à 20H30. Elle s’appelle Les affinités électives( titre emprunté à Goethe bien sûr) Vous me direz que le programme est bien ambitieux. Et vous aurez raison A la suite de diverses circonstances, j’ai réduit de 4 à une mes émissions qui ont été hebdomadaires pendant plus de dix ans.
Bref, cela demande un choix difficile et une certaine concentration avant de me lancer sans filet ; cette fois-ci j’ai voulu centrer mon sujet sur le déséquilibre que je constate avec regret entre les colloques et séminaires qui pullulent, trop pointus à mon sens et stériles autour des concepts actuels d’ " identité " , de " genre "( littéraire ou sexuel), dans le domaine des sexualités, et autres " sexes des anges " et d’autre part la création elle-même, littéraire cinématographique, picturale etc. il y a déjà quatre siècles qu’un nommé Montaigne déplorait l’excès de gloses (commentaires explicatifs d’un texte- pour l’origine du mot, je suis en train de chercher si vous avez trouvé avant moi mettez le en commentaire merci).
En voici un exemple cette saison
va avoir lieu à Lyon un séminaire voici des extraits de son communiqué:



" CENTRE D’ÉTUDES POÉTIQUES – UPRES EA 1633
Directeur : Jean-Marie GLEIZE

GROUPE DE LECTURE GAY & LESBIENNE
Responsable : Éric BORDAS
ce séminaire ouvert à tous (étudiants, chercheurs, curieux, universitaires ou non) "

Où sont les écrivains ou cinéastes etc là-dedans ?

Mais poursuivons notre lecture :


Le but de ce séminaire " est de proposer des discussions autour de livres ou de films, ou de musiques, relevant, de près ou de loin, de ce que l’on appelle depuis une quinzaine d’années une " sensibilité gay et/ou lesbienne ".
" Y a-t-il des livres, des films, " de pédés, pour les pédés ", ou sont-ce les homosexuels qui investissent de leur personnalité, de leur culture, de leur histoire, de leur " spécificité " existentielle voire ontologique (?), des films ou des livres prétendument universels ? Est-ce la lecture qui détermine une composante gay du livre, ou est-ce le livre qui sélectionne sa lecture par son lecteur ? De même, y a-t-il des " écrivains gays " ? La question a-t-elle un sens ? La plupart des auteurs concernés, de Navarre à Camus, récusent catégoriquement cette étiquette. Au-delà de l’interrogation sur la littérature ou le cinéma, on comprend que l’objet de la réflexion est, précisément, de penser l’hypothèse d’une identité gay par le médium des discours de représentations, populaires ou savants qui prennent en charge certains sujets, individuels ou collectifs.
Est-ce l’identité du livre (prétendue) qui fait l’identité du lecteur (prétendue), ou l’identité du lecteur qui fait l’identité du livre ? Les livres sont-ils en quête de prédicats particularisants ? En quoi et pourquoi un livre, un film, une chanson, peuvent-ils devenir, non seulement des objets de culte pour un public à identité bien précisée, mais même des vecteurs de sélection et de reconnaissance sociale dans une sémiotique culturelle élargie ? Dis-moi ce que tu lis, regardes, écoutes, et je te dirai qui tu es. La réponse passe, le plus souvent, par une simple analyse de contenu, condamnant le discours critique à une certaine forme de paraphrase pléonastique : livre gay, parce que parlant de gay – les nuances se feront presque toujours selon l’angle du point de vue, plus ou moins empathique.
Mais il ne faut pas négliger bon nombre d’autres " sélections ", formelles, qui s’introduisent dans des textes par des moyens biaisés, avec des codifications subtiles pouvant aller jusqu’au symbole. Un texte homophobe relève-t-il de la littérature gay ? La question d’un texte gay se pose-t-elle dans le cas des livres pour enfants, et par qui est-elle posée, par quel lecteur ? Genres poétiques, modèles de référence éditoriale et discours représentés-représentant sont parfois en totale opposition les uns avec les autres.
Il faut, surtout, contextualiser ces discours, en particulier en tenant compte de leur inscription sociale et historique, politique – le rôle des éditeurs étant, à cet égard, au moins aussi important que celui des auteurs : un auteur Gallimard est d’abord un écrivain " général " qui doit trouver son public ; un auteur H&O ou TG [voir Bibliographie 1 & 2] est d’abord un écrivain " spécialisé ", avec public sélectionné. L’importance des œuvres de Wilde, Proust, Gide, Genet et quelques autres, bien connus des anthologies, leur vaut une place quasi a priori dans l’histoire des cultures gays et lesbiennes et dérivés – non sans amalgame rapide : Genet queer, par exemple. Mais qu’en est-il des autres ? les textes moins démonstratifs, moins militants, et proposant des implicites très particuliers ? Et que faut-il penser du reproche de " réduction " que l’on renvoie à toute lecture identitaire ? La littérature (et le cinéma, la musique) est-elle un universel qui subsume les différences (sexuelles), ou un discours particulier qui rend possibles des particularismes ? Faut-il poser la question sur le mode de la dialectique ? "

Je ne nie pas l’intérêt de ces questions mais toutes ces palabres n’existeraient pas s’il n’y avait des créateurs qui se lancent à l’eau pour nous livrer leurs expériences, observations, représentations singulières du monde d’une façon concrète, à l’abri de toute théorie, comme nous vivons aimons décidons, à nos (leurs) risques et périls, pour le pire et le meilleur, dans le cours de notre vie à quelque endroit de cette vie où nous nous trouvions ; nous y voyons défiler des personnages des images des émotions des passions, dans le désordre apparent et réel de la vie.
Si nous aimons nous sommes dans un état de joie et de jubilation, mêlé aussi de douleurs (si ce n’est pas réciproque ou si les vagues ont des creux énormes ou pis si la houle nous emporte au risque de nous noyer ou simplement nous prenons conscience que nous sommes mortels), la véritable aide ne vient pas d’un spécialiste en sciences humaines, mais d’un être, qui est comme nous et ose livrer son cœur ses tripes sa vie (que ce soit par le biais de personnages fictifs ou non, on s’en fiche complètement).
On n’entend parler que de docteurs ou doctorants, avec ou sans bonnets carrés, (mais, joli ou pas, j’ai vu qu’on y revient, ça ne peut pas faire de mal) je veux des hommes, des femmes, qui disent leur vérité, sans avoir obtenu d’aucune autorité extérieure,étrangère, aucune estampille !
La joie, la jubilation et aussi la douleur et la compassion, tous les dédales des cœurs et des corps, leur vérité, la compréhension de ce que je vis et du monde dans lequel je suis insérée, l’élan pour repartir, voilà ce que je cherche dans la lecture d’autrui ou ce que j’essaie de donner dans mon écriture.
Geneviève Pastre©

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