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31 juillet 2007

RAPPEL! concours de poésie

Poésie (si la poésie est de la littérature, c'est une autre question !)

A la demande de plusieurs poètes, je redonne icic les conditions de participation au concours de poésie des Octaviennes. Je rappelle qu'il est spécifiquement réservé aux poètes et créateurs/trices lesbiennes gaies et tran. nous avons estimé que la sexualité càd l'approche concrètephysique de l'autre est aussi importante et significative que la langue ou le genre litteraire ou l'école artistique à laquelle nous appartenons.


COMMUNIQUE DE PRESSE
LES OCTAVIENNES

vous invitent à participer à leur

CONCOURS DE POESIE (créé en 1993)

Prix de Poésie des Octaviennes

Devant le succès des concours du PRIX DE POESIE DES OCTAVIENNES et la qualité des poèmes reçus, tant en poésie moderne qu'en poésie de grande tradition, nous continuons à promouvoir la poésie lesbienne et gaie pour qu'elle s'inscrive comme courant propre issu du grand siècle poétique français et francophone que fut le XXème siècle, dans son double aspect, l'un qui est l' héritier de Renée Vivien et l'autre qui est issu des bouleversements poétiques de Rimbaud en passant par les surréalistes. Elle est l'un des nombreux foyers et écoles de poésie contemporaine, qui fleurissent par toute la France et les pays francophones.
Nous voulons que les poésies lesbienne et gaie aient un rayonnement particulier. Nous rappelons que la médaille du Prix des Octaviennes est créée et offerte chaque année par Isabelle Meyrelles, sculptrice, traductrice et poète renommée au Portugal et en France. D'autre part, la (ou les poètes primé/es) sont en général et dans la mesure dupossible édité/es aux éditions Geneviève Pastre.(Vu les conditions extrêmement difficiles dans lesquelles se trouvent les petites maisons d'éditions, il ne s'agit malheuresement en aucun cas d'engagement formel ni en cas d'impossibilité d'un signe de désintérêt pour les poètes. relisez leur longue histoire !!)

En 1996 pour la première fois, spontanément, des poètes gays nous ont rejointes et ont participé au concours. Nous avons donc, avec joie, créé le Prix des Gémeaux.
Le prix Inter Arts
a été créé pour récompenser une œuvre dont les divers aspects (écriture, peinture etc) nous paraissent particulièrement indissociables. Tous les manuscrits doivent être adressés au même jury.
Le Prix des Gémeaux
Le prix spécial bilingue est proposé aux poètes étrangers Poèmes en français et en langue étrangère dont un avec la traduction par l’auteur/e
Le pris Inter arts
Le Prix trans

Conditions d'inscription :
1° Envoyer 7 à 10 textes ou un texte continu équivalent (forme poétique libre, sans limitation de thème) en 5 exemplaires, tapés à la machine.
2° utiliser un pseudonyme. (Préciser si c'est un pseudonyme usuel et si vous tenez à ce que n'apparaisse pas publiquement votre nom d'état civil)
3° mettre dans une enveloppe cachetée, le nom, l'adresse et le n° de téléphone, ou mail, et quelques indications biographiques concernant l'auteur/e, autrement dit un curriculum vitae libre.
4°Joindre 10 euros pour frais d'inscription.
5 La décision du jury est sans appel.
6°La date limite d'envoi est le 1er nov 2007
(adresse: Les Octaviennes BP 6311 75063 Paris cedex 02)
7° Un/e poète ayant déjà obtenu un prix (mais non une nomination) doit attendre trois ans avant de pouvoir concourir à nouveau.
ATTENTION
Pour le concours Inter-Arts forunir en outre un dossier contenant toutes les informations nécessaire pour la création artistique (peinture sculptureetc)
Le Jury est présidé par Geneviève Pastre, les autres membres du jury sont actuellement Catherine Hubert, Katty Verny-Dugelay, Isabel Meyrelles Emilienne Paoli, Françoise Tchartiloglou
NB les Salons ayant lieu en janvier, les prix décernés sont ceux de l'année précédente

ATTENTION! Les manuscrits ne seront renvoyés en aucun cas. Gardez toujours au moins un double
.Proclamation des Prix : lors du Salon annuel de janvier 2008.

Le lieu, la date, et Les résultats seront communiqués à la grande presse et à la presse lesbienne et gaie. Seuls Les poètes primés sont avisés personnellement.
Les Octaviennes BP 6311 75063 Paris cedex 02

Site www.gpastre-editions.com

Blog http://genevievepastre.blogspirit.com
gpastre@free.fr

28 juillet 2007

Kanako Otsuji et Geneviève Pastre

Sexualités en politique



Kanako Otsuji et Geneviève Pastre
La politique de l’UEH et Les élections au Japon

Réflexions sur les calculs politiques français et sur le Japon je ne vous ai pas oubliés lecteurs fidèles et nouveaux mais mon actualité personnelle est assez chargée et je vous supposais plus ou moins dispersé/es dans des lieux ou des horizons lointains et sans goût pour mélanger sable et appareils high tech fragiles.
Et bien je me trompais. Vous êtes bien là. !
Et comme l’actualité est là aussi : j’y vais :



Une surprise désagréable d’abord ;
je suis allée donc, invitée par l’UEEH de Marseille, comme vous avez pu le lire sur ma chronique précédente. Tout se passe bien (sauf la sono de la Maison de la région mais ça ce n’est rien j’en ai connu d’autres), accueil chaleureux heureuses retrouvailles et rencontres nouvelles. J’ai participé activement à toutes les UEEH depuis 79 sauf celles de 2004 2005 et 2006 (pour des raisons toutes personnelles)
J’ai consacré des pages à cette Univessité dans Une femme en apesanteur :p 142-147, p 159, p237-243, et p264-274 , et j’en ai fait un compte rendu, je crois assez fidèle . Or, si je ne me trompe pas, en 1999, je propose de présenter le parti des POLITIDES ou Mauves, Avec Louis Georges Tin alors tout jeune membre de ce parti et j’apportai avec moi un plein carton de notre déclaration d’intention. Or immédiatement nous sentons une résistance sourde puis directe puis opiniâtre à cette présentation au public dans le grand amphi. Nous tenons bon, au bout du compte; on nous lâche : "d’accord, juste un quart d’heure avant l' AG de clôture " c’est proposé du bout des dents. Ce parti, comme vous l’avez lu si vous avez eu la curiosité de voir ce site et son histoire en lien sur ce blog même propose une philosophie et un programme clair rigoureux et plus qu’original et hardi puisqu'il qui présente un projet global de société. C’est moi qui l’ai conçu, fondé, mis sur pied, moi, écrivaine lesbienne connue et reconnue, et suivie par quelques ami/s. Lionel Duroi y participe aussi et sera un soutien intelligent actif et diablement efficace, il crée même le site très vivant et très riche, un modèle du genre alors que les grands partis n'en avaient pas encore.(Il est toujours consultable et sera enrichi j'espère lor s de futures élections)
C’est plus ou moins annoncé. Le jour dit, l’amphi est presque plein ; je donne abondamment la parole à Louis Georges Tin (c’est na tu-rel -le -ment mixte (sans ressasser les éternelles querelles). Bon accueil, des questions pertinentes quelques critiques et des silences. Ensuite nous nous présenterons à diverses élections, la présidence, les législatives les communales et les régionales. moemnst riches en péripéties, télés, intervieww collages d'affiches distributions de tracts démarches administraties cest l'effervscence. Paris et Toulouse Nous avons des voix.

Or, je n’en crois pas mes yeux (enfin c’est un peu faux je me doutais bien d’un discret boycott, d’une espèce de coalition PS PC CR Verts et à présent la droite UMP (avec Roméro qui fut membre du CA de Fréquence gaie en 1983 ou 84).couronné en 2004 par le refus brutal de m'accepter à la banderole de tête ce que je faisias depuis quelquesa nnées(ce fut la même année où Christophe Girard fut dans le même cas Il s’agit d’un parti non pas exclusivement gai ni lesbien communautariste, mais initié par une lesbienne absolument délibérément hors de tout placard depuis 1977(parution de l'Espace du souffle ches Bourgois) et concernant tous les citoyens habitant notre pays. Un des deux volets de ce projet est dirait- on sociétal.(l'autre est social), Il concerne l’être humain- sexué- (au-dessus du citoyen) dans son droit à l’expression et la création de soi, et dans ses manifestations interrelationnelles, donc entre autres à toutes les sexualités (et contre toutes les discriminations)
Bref cette année une rétrospective de toutes ces années a été présentée (fort bien par ailleurs) par un ami de longue date Christian de Leusse (je peux le citer puisque c'étais ouvert au publid) et j’ai eu beau lire et relire toutes les lignes sous les lignes entre les lignes avec une loupe ou un télescope à l’endroit et à l’envers seule et avec des amis, parmi toutes les interventions, il n’est aucunement question des Mauves ; je ne sais pas comment vous appelez cette omission éminemment politique. Censure en haut lieu.? Des instances dirigeantes d’un parti? ou de l’UEEH?. Je pense que le présentateur(qui est toujours mon ami bien sûr)a été censuré et a dû se trouver suffisamment embarrassé pour ne pas m’en parler.
Je n’ai pas fait de scandale public à l’UEEH, ne voulant pas troubler une harmonie déjà délicate. Par nature, soit je fais un éclat mais alors c’est terrible (mes anciens élèves peuvent en avoir le souvenir c’était rarissime mais cinglant et radical) soit je fais une pause et je règle la question et je ne fais pas de quartier ; c’est fou ce que j’ai retrouvé d’énergie à présent.
Le CGL de Paris, lui, m’a toujours très bien accueilli. Illico aussi, Triangul'ère et plusieurs autres, Toulouse, parfaitemnt puisque j'y ai eu uncandidat

Il est très probable que je redémarre à la rentrée ; je ferai une réunion publique
Je précise que, sauf exceptions notables et louables, la presse française généraliste n’a n’a pas été très loquace et que dans les médias pourtant bien au courant, on ne passe jamais des article que je propose j’ai tout l’été pour réfléchir. Ce n’est pas une riposte que je veux faire mais un espace à faire e et à une pensée à faire connaître peux signaler aussi que je suis passée au JT à au Japon et dans la presse en Australie. Je suis très flattée de faire peur à ce point là et triste pour le manque d’audace des gais et des lesbiennes les uns se soumettant aux intérêts supérieurs(conjoncturels ou structurels de leurs partis) et les autres continuant leurs " Révolution en chambre ".

Une surprise, agréable cette fois :
dans le Monde d’aujourd’hui vite achetez- le une chance : il est en vente encore demain.
Au Japon (qui a une toute autre culture des sexualités ans notre hypocrisie ni notre morale bornée ni nos mesquineries et mufleries copinages arrières plans ou " pensées de derrière la tête"(Pascal) carriérisme et misogynie politico machistes (y compris gais),
voici ce qui se passe :
En " International " p 6, au milieu de la page et avec une grande et belle photo.
Kanako Otsuji, homosexuelle déclarée brigue un siège de parlementaire aux élections sénatoriales et sa candidature a été acceptée par le parti démocrate. Elle a son petit bureau à Shinjuku, dans le quartier de Nichomé le Marais de TOKYO " où se concentrent quantité de bars gays dont une dizaine fréquentés par des lesbiennes " et elle " entend être la voix des toutes les minorités sexuelles ". Car il existe depuis des millénaires une permissivité de fait etc .
Nous ferions bien de regarder d’autres civilisations
Et d’en prendre de la graine

Geneviève Pastre©

24 juillet 2007

L'UEEH Marseille

bien sûr comme toujours, il s'agit de bien plus que les sexualités mais des modes de vie et de communication (au sens noble)


pour les initié/es l'UEH de Marseille a été créée en 1979 et a encore eu lieu pour la nième fois la semaine dernièreJ'y ai fait un bond pour parler de la littérature gaie et lesbienne et de son évolution et son son rôle dans la représentation que nous nous forgeons de nous mêmes. beau et vaste sujet, ce qui explique mon silence


je joins l'esquisse de mon intervention telle qui a paru dans le programme de l'UEEH


La littérature esquisse d’une communication/ débat à l’UEEH 2007

Le rôle fondamental de la littérature gaie et lesbienne, dans l’évolution de notre histoire culturelle et dans la formation du soi. Enfin le plaisir du texte sans voile.

1°Nous partageons tous et toutes l’expérience fondatrice de notre vie, de la découverte, de notre élan, de notre désir spécifiques, irrésistibles et joyeux, qui se heurte frontalement à la réalité immédiate de la société et à toutes les images que nous offrent les médias ; or nous ne pouvons pas vivre en marge, isolés, sans repères, sans une mutilation de nous -mêmes voire une autodestruction. Il s’est produit dans les trente dernières années grâce à 68 puis au FHAR et au MLF (des tous débuts) une véritable explosion de tous les archaïsmes des tabous, une libération des mœurs du dire et de la visibilité des homosexualités. Et la littérature y tint et y tient une place capitale.

2 Il faut,en effet,distinguer les recherches théoriques très honorables mais visant à établir des lois générales " scientifiques " , dont chaque individu ne reste qu’une illustration, et l’expression essentiellement et délibérément subjective, du roman de la poésie de l’essai (au sens où l’entend Montaigne bien sûr) ; à travers les millénaires Sapho (et pour une part Platon) en reste le paradigme. Cette écriture, sous la forme de récit, de roman, d’autobiographies, de chan,t de parabole, de fiction, nous touche directement, en tant que je -sujet au cœur de la vie dans notre destin singulier. Le " Madame Bovary c’est moi " peut s’appliquer à toutes ces écritures qui nous révèlent à nous-mêmes, nous situent dans le temps, l’histoire, l’espace, les sociétés, posent les questions que nous nous posons, ne cherchent pas à nous convaincre, mais nous invitent à nous identifier à comparer à partager, à toucher nos sensibilités et nous émouvoir tout en nous faisant réfléchir.

3°Le livre plus encore que la TV les films les médias : un objet maniable transportable qu’on peut lire par bribes prendre pas n’importe quel bout jeter reprendre apprivoiser lire cent fois n’importe où, sans avoir de rendre compte à personne, nous laissant libre d’imaginer personnages et lieux, élargissant notre univers quotidien, l’éclairant.
Ce phénomène est particulièrement sensible et important pour nous gais et lesbiennes ; à des périodes où le non dit, l’allusion, les contorsions ou distorsions, s’imposaient presque (Proust. Gide) mais où les révoltes provoquèrent scandales et procès (Oscar Wilde, Genet) ou boycotts des textes triomphants, (Violette Leduc et moi-même), a succédé, avec des hauts et des bas (encore aujourd’hui) une période plus ouverte totalement libre. Il existe une floraison de romans surtous les continents (France Canada Japon USA etc), loin des stéréotypes et des pessimismes. Ce sont des tableaux de mœurs, des milieux lesbiens ou gais, des passages et liens des mondes hétéros et homos, des analyses de caractères, des scènes de la vie privée, sous des angles de vue très variés, humour, passions, incommunicabilité ou bonheurs etc (Catherine Hubert, Nina Bouraoui, Lionel Duroi, Stephen Mac Cauley et des récits d’expériences plus propres aux gais (Hervé Guibert, le rôle du sida) ou aux lesbiennes (de la conjugalité à l’amour des femmes, Marion Page) .
4° En conclusion, il faudrait dire la multiplication des maisons d’éditions, la relative insuffisance de la critique malgré des réussites (Masques et La Référence), mais aussi l’apparition d’une production commerciale et des effets de mode (le hard le cul le polar, romans sentimentaux) et les difficultés de la diffusion, mais l’apparition des libraires, des sites, des radio s( Fréquence gaie, puis tant d’émissions), mais aussi le bouche à oreille délicieux le bouche à oreille. Enfin la réticence de la presse et des médias hétéros, qui faussent et cloisonnent les regards, au lieu de les croiser dons une curiosité mutuelle bienveillante et enrichissante pour tous et toutes.
Et place aux créations nouvelles !
NB le choix des auteurs ou ouvrages cités ici ne l’est qu’à titre indicatif et ne prétend aucunement à une quelconque exclusivité.
Geneviève Pastre (copyright)
Geneviève Pastre ©

16 juillet 2007

femmes suitées

modes de vie et politique, sexualités bien sûr




" Les femmes suitées "

je lis dans Rebonds du 16 juillet un article de Gaston Kelmann " c’est le 11 juillet 1980 qu’un arrêté du Conseil d’Etat admettait le regroupement familial d’étrangers dans le cas de polygamie. " Une étude sur les maliens, affirmant que la polygamie était facteur d’intégration, ajoutait à propos d’une famille (noire d’Evry) :douze femmes, huit avaient un enfant dans le dos ou au sein, deux étaient enceintes, deux n’étaient pas suitées ". Que dit le dictionnaire : " suitée" s’applique à une femme (jument truie) suivie de ses petits ". (il s'agit du Robert)

Ailleurs, parlant de son père, Mazarine Pingeot dit qu’il avait " la faculté de se démultiplier ".

Car l’émancipation des femmes se fait attendre malgré des poussées spectaculaires au plus haut rang politique. La parité est une mauvaise invention, elle ne touche pas le fond du problème.j'aiassisté à des débats sur ce sujet et quand j'ai proposé quelque chose d'un peu plus consistant quand même un parti politique, on m' a refusé systématiquement le micro!!), Le juron (ou insulte) de Devedjan " salope " a été examiné analysé sous presque toutes les coutures, sauf peut-être la bonne : le mépris profond ou camouflé de ce qui n’est pas viril. Les hommes s’aiment eux- mêmes, d'abord et avant toute chose. Ils peuvent désirer les femmes, mais les aimer comme des semblables, ça, non. Faut pas pousser. Sauf chez des êtres ou très évolués ou au contraire très frustes, aux idées sommaires mais à l’intuition juste.(je connais qulques exemplaires de ces deux extrêmes.
Il est grand temps de casser les stéréotypes, même affublés des falbalas des concepts les plus à la mode. Il n’y a pas d’attraction naturelle et normale d‘un sexe pour l’autre, qui est comme la vertu dormitive de l’opium, ils ne sont complémentaires que pour la procréation, tout le reste est une histoire de dominants/ dominé, une construction socio -politique qui résiste à l'usure. Cette imposture est intéressante pour le pouvoir qui a tout à y gagner,la paix ciivile et sociale la reproduction des dominés. On n'a pas besoin de citer Bourdieu ni Foucault pour voir ça.
Les femmes devraient y réfléchir davantage et se bouger (et les hommes aussi). Quant au pluriculturalisme si vanté par nos ethnologues dans les années 80, et à l’acceptation de toutes les cultures, même celles qui bafouent la liberté, l’intégrité, des femmes, il ne traduit que le désir d’un statu quo généralisé. On joue cet air sur des modes différents et soi disant scientifiques et révolutionnaires : il n’y a que des genres, pas de sexe,et le féminisme d'estdémodé . Tournez manèges. laissez vous décerveler.
Où est la joie de vivre de s’inventer de trouver par soi-même de rencontrer l’autre, d’avoir des relations d’être à être, visage à visage autant que corps à corps ? Les êtres sont complexes, c’est déjà assez délicat comme ça les "rapports amoureux", ne leur substituez pas celui de maître à esclave. Et n'oubliez pas que la soumission par elle-même et encore plus celle qui est acceptée voire revendiquée, engendre le mépris ou la pitié.
N’oubliez pas non plus que dans la belle démocratie d’Athènes les femmes ne devenaient citoyennes que lorsqu’elles avaient mis au monde un enfant mâle.
Geneviève Pastre©

15 juillet 2007

A propos de modes de vie, le rappel d'un livre

au moment où la presse(Libé) signale des ouvrages sur l"histoire et les modes de viedes gais et où l'UEEH de marseille propose de revisiter notre histoire(lesbienne gaie et humaine), il est sans doute utile et "jubilatoire "de rappeler ce livre "Une femme en apesanteur" paru en 2003 vu par Laurence Moréchand dans FAI



GENEVIEVE PASTRE
UNE FEMME EN APESANTEUR
>
La vie et l'œuvre de Geneviève Pastre forment la trame d'un extraordinaire roman-mémoires. Une femme en apesanteur, Mémoires (Balland, Modernes, 2002, 416 pages) appelle l'admiration par son audace intellectuelle. Il se présente, à tous points de vue, sous une forme totalement originale. Il mêle les genres, (récits, poésie et fragments de journal) et échappe, pour notre plus grand plaisir, à une très stricte narration chronologique classique, affranchissant ainsi le lecteur/rice de toute lecture linéaire. Au fil de pages toutes plus passionnantes les unes que les autres, s'entrecroisentles différents aspects de la vie.

BALLADE PHILOSOPHIQUE ET ESPACE D'UN SOUFFLE
Parfois se dégage l'impression d'un long pèlerinage aux sources de l'Etre, d'une ballade philosophique et littéraire exprimant le suc de beautés découvertes lors d'une flânerie dans Paris ou l'enthousiasme de rencontres inattendues. Nous découvrons alors la voix d'une poète et philosophe à la curiosité inlassable, dotée d'une immense culture littéraire et artistique s'exprimant ici avec une scrupuleuse honnêteté que ce soit sur sa vie professionnelle, extra professionnelle (elle a la passion du théâtre et de la scène, cf. précédent numéro de F. A. I. ), amoureuse ou littéraire. Une voix qui est comme une bouche qui respire. C'est avec la pureté profonde de son souffle que Geneviève Pastre écrit.
>

Mais ce livre vaut bien plus que n'importe quelle classique autobiographie ayant pour but la défense et l'illustration du moi. L'un des aspects les plus importants de l'œuvre concerne, en fait, l'engagement de Geneviève Pastre dans les mouvements homosexuels, lesbiens et féministes. Dès 1981, elle a lancé le Manifeste des cinq cents soixante dix gais, reproduit en fin d'ouvrage. Ainsi nous brosse-t-elle le tableau de son exploration inlassable – tableau d'une richesse impressionnante par les divergences de points de vue -à travers diverses associations, groupes, média (elle a assuré durant deux années, de 1982 à 1983, période cruciale du mouvement, la Présidence de Fréquence Gaie), universités et rencontres avec des protagonistes connus ou moins connus ayant joué un rôle dans ces mouvements.
Elle a sa manière bien à elle d'évoquer cette mosaïque de groupes sur laquelle passe un vent de libération mais ne mâche pas ses mots pour avouer que le monde des femmes n'a rien de tendre: "Ce n'est pas pire que le monde politique mais cela y ressemble fort" (p. 63) et c'est plutôt aux côtés des groupes gais mixtes (si ceux-ci ne sont pas tendres non plus, ils ont au moins de l'humour) qu'elle va trouver une vraie "famille" tout en gardant toujours un esprit très critique à leur égard. La relation à cette communauté, avec toute cette redécouverte et cette nouvelle manière d'assumer sa véritable identité originelle, le fait de ne plus se sentir "étrangère" ainsi
que la rencontre d'une femme lui ont permis de s'épanouir.

Au cours de ces vingt années, elle a pris le contre-pied de Simone de Beauvoir (dont on mesure ici le défaut de la cuirasse…), collaboré directement avec Gisèle Halimi dans le cadre de "Choisir", participé activement au Programme Commun des Femmes, rencontré également tous les penseurs gais de son temps, Jean-Paul Aron, Alain Daniélou et Daniel Guérin,... Michèle Causse, Françoise d'Eaubonne (pour n'en citer que quelques-uns) et participé à tous les colloques sur cette question (CNRS, Sorbonne, Université homosexuelle etc…) tant à l'étranger qu'en France.
ÿ Au long des pages se dessine peu à peu une vaste mosaïque de l'histoire des homosexuels, des lesbiennes et des féministes appuyée sur une documentation très riche mais aussi et surtout à travers l'expérience et le vécu direct de la narratrice que nous saisissons continuellement dans ses dilemmes intellectuels et personnels.


UN ESSAI TRES CONCRET
Que l'on ne s'attende donc pas à quelque ouvrage froid d'historienne ou de sociologue même si parfois le récit rejoint la précision d'annales quand elle évoque tous les thèmes de tel ou tel colloque auquel elle a participé, souvent à la fois comme organisatrice et intervenante.
En vingt années, le mouvement gai et lesbien a eu, au sein de sa communauté, des gens capables de construire, de parler, d'agir, de faire bouger les choses. Il a pris une dimension sociale, politique et culturelle qu'il n'avait jamais eu auparavant. Les homosexuels/les ont donné une nouvelle image d'eux-mêmes et acquis une certaine visibilité dans la société. Mais, selon l'auteur, trop souvent encore, ils et elles ne sont que "tolérés" en dépit du fait que le mouvement ait eu un retentissement national et de vastes réseaux de ramification internationale. Cet ouvrage garde trace de ces années d'effervescence qui ont donné naissance à une réinvention de la culture littéraire et artistique homosexuelle. Mais Geneviève Pastre montre que le mouvement, du côté masculin, a également été déstabilisé par la catastrophe du Sida qui a provoqué une immense solidarité dont elle se fait également témoin. Malgré tout, il reste que l'homophobie, les discriminations, les violences verbales, les exclusions, les tensions, les mises à distance, existent toujours.

UN PAMPHLET
Ainsi arrive-t-il que ce livre prenne aussi parfois l'aspect d'un pamphlet ou d'une comédie parodique. Le faux prix Falgue nous vaut, dans ce sens, une succulente page d'humour et un formidable éclat de rire. C'est avec ironie mordante mais sans aucune amertume que l'auteur s'exprime dans certains passages incisifs et lucides, sachant toujours tenir à distance ses interlocuteurs/rices par rapport à bien des mises à l'épreuve répétées. Mais elle sait aussirendre compte des accueils enthousiastes, des amitiés indéfectibles,
des soutiens des lecteurs/rices et auditeurs/rices qui l'ont
encouragée durant toutes ces années.
>
LA LIBERTE D’AIMER
A travers toutes ces luttes, émerge le portrait d'une femme
> faisant voler en éclats tous les poncifs. Le combat de Geneviève Pastre est d'abord un combat pour la liberté de penser, d'aimer. Tout simplement la liberté d'être actrice de sa propre vie. En ce sens, se dégage de l'humanisme pastrien une sorte d'universel. Pour celles qui la connaissent depuis de nombreuses années, on perçoit ici la voix d'une maîtresse-femme, comme on n’en a pas entendu depuis longtemps. Une voix qui nous porte aussi à découvrir les mondes plein d'a-priori
>qu'elle a traversés et à partager ses perplexités face à une société grippée dans un éternel conformisme et conservatisme que ce soit au niveau de l'enseignement (on partage son esprit de rage sur l'absence de créativité), de l'édition (le domaine de la poésie, lourdement misogyne..

LE PORTRAIT D’UNE SOCIETE
Jamais auparavant dans ses précédents ouvrages, elle n'avait poussé aussi loin la radiographie d'une société. Écrit dans un style très alerte, vif, direct, à la fois simple et complexe, mêlant avec art une voix off (des apartés brisant
la linéarité) à la parole orale ou écrite et pimenté, ici et là, d'effusions directes que l'auteur revit pour mieux nous les faire ressentir à son tour, l'ensemble forme un paysage de la mémoire individuelle et collective dont les divers épisodes font écho aux rêves, aux illusions, aux échecs et aux réussites de notre
narratrice. Toutefois, le désespoir n'a jamais effleuré Geneviève Pastre, il est absolument hors de son univers. Quels que soient les refus, elle a toujours su aller au-delà des obstacles et reprendre son souffle pour aller vers d'autres horizons.
Elle est, par essence, une femme de mouvement. Ce mouvement qui est l'essence même de la vie. Ce mouvement dont dès le départ, elle s'est sentie privée sur les bancs de l'école. Ce mouvement dont elle a eu la passion à travers la danse mais qu'elle a dû sacrifier sur l'autel des lettres. Et quand on parcourt cette destinée, on éprouve un regard plein d'admiration pour cette femme qui ayant compris qu'on ne pouvait trouver de salut dans la satisfaction d'un bonheur personnel, dans le non-dit, dans la dénégation des autres et la mesquinerie, s'est engagée dans la lutte collective pour la reconnaissance de l'amour des femmes et des hommes entre eux pour devenir finalement l'égériedu mouvement homosexuel.
>
En tant que militante du mouvement homosexuel et Présidente
> de Fréquence Gaie pendant les années cruciales de 81 à 83, Geneviève Pastre a eu une influence considérable. En tant qu'écrivain, elle n'a pas d'équivalent dans toute l'histoire des lettres, occupant une place de tout premier plan dans la littérature d'aujourd'hui non seulement en raison de son œuvre extrêmement prolifique dans tous les domaines (sociologie, histoire, poésie avec entre autres L'Espace du souffle qui a connu un immense succès et attiré sur son talent un
> metteur en scène de théâtre) mais également de sa personnalité
exemplaire.
En ce sens, le modèle d'écriture pastrien ouvert à de multiples composantes ... encourage au maximum la créativité littéraire. Sur ce plan, un critique a vu, récemment, dans son œuvre littéraire (éditée non seulement aux USA mais aussi en Autriche, en Allemagne, au Québec),l'envergure d'une Marguerite Yourcenar.
>

Cherchant toujours à ouvrir de nouvelles portes, Geneviève
Pastre a été amenée à créer sa propre maison d'édition (pour laquelle nous apprenons ici qu'elle a dû sacrifier une résidence), les éditions Geneviève Pastre, au service des écritures libres exprimant, sur un mode créatif, l'expérience homosexuelle. Il s'agit aussi de réinventer la parole. Cette maison d'édition est essentielle, c'est une voix mais aussi une forme d'action. Depuis plus de douze années, elle propose, à travers un impressionnant catalogue de plus de
>cinquante titres, de faire connaître des auteurs homosexuels ou féministes qui, sans elle, n'auraient jamais eu accès à l'édition et n'auraient jamais pu s'exprimer.
>
LES MAUVES

Enfin, sa réputation d'humaniste s'est également manifestée
sur le plan politique. Si elle a toujours eu de fortes affinités avec les anarchistes (elle a collaboré, pendant une décennie, avec Radio libertaire dans le cadre de son émission hebdomadaire "Les affinités électives" dont nous regrettons fortement la disparition), (mais l’émission mensuelle cette fois a repris depuis deux ans les 2°jeudis du mois à 19H30 NDC) elle a aussi créé un parti, les Politides ou Mauves qui est l'aboutissement de toute sa pensée, son militantisme et de son vécu. Il faut toujours se garder de croire que tout est acquis, et il y a quelques années, Geneviève Pastre a réussi à ouvrir une brèche dans le monde politique. Il y a dans son programme la recherche d'une démocratie qui ne soit pas uniquement l'affaire de partis. Elle veut être au plus près des êtres, de leurs aspirations et de leurs besoins profonds. Elle veut aussi réinventer le culturel dans sa juste dimension. A travers cette synthèse, elle nous invite à nous poser des questions sur le modèle de société que nous voulons élaborer pour
l'avenir en nous proposant un modèle complètement recentré sur l'être humain, (à l'opposé de l'homo economicus) redonnant une valeur et une vraie dimension à sa créativité (à ce qu'elle appelle le "je-sujet" dans la plus haute tradition existentielle qu'elle revendique malgré les 5O ans de prétendue "mort du sujet") et redéfinissant complètement ses besoins réels. A cet égard aussi, cet ouvrage nous a convaincu du messianisme de la pensée pastrienne.

Texte: Laurence Moréchand, rédactrice de FEA Femmes Artistes
International (extraits du Numéro 44) les intertitres ont été rajoutés

Une femme en apesanteur dans les librairies ou par courrier aux éditions 67 rue Saint Jacques, ou par mail gpastre@free.fr 23 euros

14 juillet 2007

le coin bibliothèque de marion Page

A propos de

Thérèse et Isabelle
de Violette Leduc
Gallimard 1955, 1966 en poche, pour la version expurgée
Gallimard 2000 pour la version intégrale,
réédition du manuscrit de 1954




C’est la rentrée scolaire pour deux collégiennes internes et, de ce fait banal entre tous, Violette Leduc va créer non seulement un bijou érotique mais aussi un poème de la passion, de l’embrasement du corps et du coeur que peuvent ressentir deux filles l’une pour l’autre, le temps d’une année scolaire.

L’homosexualité féminine en internat apparaît dans plusieurs romans : Jeunes filles en uniforme de Christa Winsloë pour l’Allemagne (Livre de poche 3395), Olivia par Olivia pour l’Angleterre (Stock en 1950), les 4 Claudine de Colette pour la France (1901-1903, tous en poche maintenant), et encore Joue-nous Espana de Jocelyne François, (Mercure de France 1979, Prix Fémina 1980), plus récemment Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates pour les Etats-Unis (J’ai Lu 7746), et d’autres sans doute. Mais dans aucun des livres cités la description des gestes et des fantasmes de l’amour entre deux jeunes corps féminins n’est aussi poussée, aussi vraie, aussi précise et en même temps aussi poétique, aussi provocante que dans Thérèse et Isabelle.

La liberté de ton de Violette Leduc dans cette histoire provoqua immédiatement à l’époque la censure des éditeurs. Simone de Beauvoir dira …quant à publier ça, impossible. C’est une histoire de sexualité lesbienne aussi crue que du Genêt. L’auteure demeurera brisée à jamais par la publication mutilée de son texte préféré, elle en écrira encore vingt ans après :

…C’est un assassinat. Ils n’ont pas voulu de la sincérité de Thérèse et Isabelle. Ils craignent la censure…Je construisais un collège…un dortoir…un réfectoire…une salle de solfège…une cour de récréation…Chaque pierre, une émotion. Chaque chevron, un bouleversement. Ma truelle aux souvenirs. Mon mortier pour sceller les sensations. Ma construction était solide. Ma construction s’écroule. La censure a fait tomber ma maison du bout du doigt…La société se dresse avant que mon livre paraisse. Mon travail est mis en pièces. Mes recherches dans la nuit du souvenir pour l’œil magique d’un sein, pour le visage, la fleur, la viande d’un sexe ouvert de femme…Mes recherches, une boîte vide à pansements…Continuer d’écrire après un pareil refus ? Je ne peux pas. Des moignons sortent de ma peau à chaque instant.

Evitons un affront de plus à Violette Leduc, lisons de suite la version intégrale de " Thérèse et Isabelle " enfin parue (Gallimard, 128 pages 11 euros 50, pour ce livre précieux pour nous toutes).

Dans Thérèse et Isabelle il y a une admirable connexion entre le jeu érotique de la langue sur les corps et le jeu poétique de la langue système d’images pour exprimer au plus près la jouissance. En lisant nous sommes pris entre ces deux jeux, ces deux jouissances, celle de l’érotisme et celle de l’écriture. Quel festin ! Pour celles qui vivent à l’aune de la sexualité lesbienne bien sûr, mais aussi pour quelques autres qui se régaleront avant tout de l’intégralité , comme le souligne si bien Carlo Jansiti, biographe de Violette Leduc, de ces pages inédites, âpres et précieuses, de sa langue nue et violente. De cette sincérité, de cette audace, de plus en plus rares aujourd’hui.

Poème du premier baiser : Isabelle me tira en arrière, elle me coucha en travers de l’édredon, elle me souleva, elle me garda dans ses bras : elle me sortait d’un monde où je n’avais pas vécu pour me lancer dans un monde où je ne vivais pas encore ; les lèvres entrouvrirent les miennes, souillèrent mes dents que je serrais. La langue trop charnue m’effraya : le sexe étrange n’entra pas. J’attendais absente et recueillie. Les lèvres se promenaient sur mes lèvres : des pétales m’époussetaient. Mon cœur battait trop haut et je voulais écouter ce scellé de douceur, ce frôlement neuf. Isabelle m’embrasse, me disais-je. Elle traçait un cercle autour de ma bouche, elle encerclait le trouble, elle mettait un baiser frais dans chaque coin, elle déposait deux notes piquées, elle revenait, elle hivernait. Mes yeux étaient gros d’étonnement sous mes paupières, la rumeur des coquillages trop vaste. Isabelle continua : nous descendions nœud après nœud dans une nuit au-delà du collège, au-delà de la nuit de la ville, au-delà de la nuit du dépôt des tramways. Elle avait fait son miel sur mes lèvres, les sphinx s’étaient rendormis. J’ai su que j’avais été privée d’elle avant de la rencontrer. Elle écoutait ce qu’elle me donnait, elle embrassait de la buée sur une vitre. Isabelle renvoya sa chevelure sous laquelle nous avions eu un abri.
- Croyez-vous qu’elle dort ?
- La surveillante ?
- Elle dort, décida Isabelle.
- Elle dort, dis-je aussi.
- Vous frissonnez. Enlevez votre robe de chambre, venez.
Elle ouvrit les draps.

A lire, la biographie qu’a consacré à Violette Leduc Carlo Jansiti. C’est un pavé, et la rencontre entre deux âmes : avril 2007 " Violette Leduc : correspondance, 1945-1972 " (Gallimard)

A lire les rééditions de Violette Leduc :
Les 3 volumes de son autobiographie : Ravages/La folie en tête/La Chasse à l’amour, (" Thérèse et Isabelle " fut d’abord la 1° partie de Ravages)

L’Affamée Gallimard 1974 (description de son amour désespéré pour S. de Beauvoir)
L’Asphyxie Gallimard 1987
La Bâtarde, Gallimard 1999

Et si vous aimez randonner et voyager, lisez Trésors à prendre (Poche 2000)

Une femme aussi a été inspirée dès 1982 par cet écrivain hors du commun, la canadienne Jovette Marchessault qui a écrit une pièce de théâtre en français La Terre est trop courte Violette Leduc (éditions de la pleine lune Montréal) où tous les aspects de la vie de l’écrivain sont mis en scène.

De plus en plus de spécialistes s’intéressent à Violette Leduc et à son œuvre. Signalons parmi d’autres le site de Mireille Brioude violetteleduc.com, , la revue en ligne Trésors à prendre, le livre de René de Ceccaty Violette Leduc (Stock 1994).
Pour ce qui est de la censure, plusieurs articles de Catherine Viollet (voir sur internet) et le chapitre de La plume et le bâillon de Françoise d’Eaubonne consacré à Violette Leduc (petite édition 1001 nuits)

Bonne rentrée à toutes les Thérèse et Isabelle !...


Marion Page

12 juillet 2007

Journées littéraires aux Canaries!

et si vous avez envie d'en savoir plus allez voir mes liens . ils fonctionnent tous excepté Clapàs qui s'obstine à ne pas s'ouvrir. ( dites à vos lecteurs: essayez donc vous mêmes comme me dit une amie experte en ce domaine (comme en beaucoup d'autres). comme ils(les poètes de clapàs) sont de et à Millau la villee ancestrale(mon arrière grand mère maternelle s'appelait Millau), c'est peut être un tour millavois fait par les mânes de ces ancêtres à une descendante rebelle chi lo sa

Parlons donc des journées littéraires organisées par la Référence:

La Référence est une excellente revue web dirigée par Pierre Salducci qui annonce des journées littéraires il suffit de cli quer
Communiqué

Playa del Inglés, le 15 juillet 2007

Les Rencontres littéraires gay de Playa del Inglés seront lancées officiellement le mercredi 8 août lors d‚un cocktail d‚inauguration en présence de la romancière Susana Guzner.

Du 6 au 19 août prochains, le cybercafé Punto Net accueillera les Rencontres littéraires gay de Playa del Inglés / Jornadas de la literatura gay en frances. Dès sa première édition, cette manifestation est heureuse de réunir dans sa programmation les noms d‚auteurs, journalistes, éditeurs et représentants d‚association comme Michel Giliberti, Pierre Salducci, Susana Guzner, Roger Peyrefitte, Réjean Roy, Eric Foucault, Laetitia Schuck, Michel Aurouze, Didier Mansuy, Jean-Charles Fischoff et Pascal Janvier.

De nombreuses activités et divertissements sont au programme de ces Rencontres dont une foire aux livres, des expositions, débats et excursions. Le public est également convié à cette manifestation exceptionnelle afin de rencontrer les acteurs de la littérature gay d'aujourd'hui et de partager avec eux quelques jours d'exclusivité dans un cadre enchanteur.

Le coup d‚envoi de ce festival sera donné officiellement le mercredi 8 août lors d‚un cocktail d‚inauguration que présentera Pierre Salducci, organisateur de l‚événement. En cette occasion spéciale, nous aurons le plaisir d‚avoir parmi nous le romancier français Olivier Autissier et notre invitée d‚honneur Susana Guzner, tous deux seront disponibles pour rencontrer leurs lecteurs au cours de la soirée.

Originaire d'Argentine, Susana Guzner est l'auteure du best seller lesbien La Géométrie insensée de l'amour (éditions des Femmes) qui connaît un succès international et a déjà été traduit en plusieurs langues. Un autre de ses livres, Punto y aparte, sera publié bientôt en français également aux éditions Des femmes.

Le prochain roman de Susana Guzner, Aquí pasa algo raro (Il se passe quelque chose de bizarre ici), sortira en octobre prochain chez Rain Ediciones, une nouvelle maison d‚édition de Barcelone. Il s‚agit d‚un roman policier humoristique bourré de références LGBT, dont l‚histoire se déroule entièrement à Gran Canaria, spécialement à Las Palmas, et qui compte entre autres plusieurs personnages canariens.

Les Rencontres littéraires gay de Playa del Inglés sont ouvertes à tous et vous donnent rendez-vous pour célébrer ensemble la première édition de notre festival socio-culturel.



Les Rencontres littéraires gay de Playa del Inglés sont présentées en partenariat avec travels et avec le soutien de



Avenida de Tirajana, 3 - Apartamentos Aloe, local 19 - 35 100 Playa del Inglés (Gran Canaria / España) +34 928 77 60 48

www.rencontreslitterairesgay.eu contact : rencontres@telefonica.net
! bon vent
er. mais pour vous faciliter le travail je vous ai transcrit ci dessus l'info faut-il que je vous aime!

mes liens s'intitulent( colonne de gauche) sous mes livres "affinités électives" du nom de mon émission à RL et bien sûr d'après Goethe

la même !

10 juillet 2007

Pasolini

et modes de vie et tutti quanti....



pause de deux ou trois jours: réflexions, farniente, rangements, photos des nombreux arcs en ciel vus de ma fenêtre, relecture pour la Nième fois de" Sanchirô" de Sôseki,(éd Picquier poche), plongée dans les photos des Octaviennes, tentatives pour faire connaître le concours de poésie des dites Octaviennes(tous les magazines ne l'annoncent pas malgré mes demandes, le courrier se perd, parution chez moi de Twitille, délicieuse pièce de théâtre pour enfants écrite par Catherine Hubert, mise au point de mon recueil à paraître Plains-Chants.... et relecture de textes anciens en particulier Hérodote pour le L.forum.com de chercheuses allemandes à propos des Amazones dans l"Histoire et non la mythologie. ras le bol la mythologie!
enfin un article à finir de rédiger sur Rimbaud et Verlaine.

et jeudi soir de 19H30 à 20H30 mon émission les affinités électives sur RL 89.4

Pasolini l'enragé vu par Bruno Bisaro

à vous que je ne vois pas de ma fenêtre mais pour qui j'écris ces notes, lecteurs et lesctrices ami/es ou inconuu/es Geneviève pastre

05 juillet 2007

médiocrités, ressassements, tassements

billet d'humeur (sexualités modes de vie philsophie de la vie politique et tutti quanti)

Médiocrités ressassements tassements

Comme une pluie tiédasse dans le monde gai et lesbien ?
Ainsi les colloques suivent leur cours, et les Marches s’enchaînent, les théories se développent, les écrivain/es écrivent, les magazines vivent ou survivent, d’autres naissent, des groupes bpougent par tout le pays. D’où vient alors cette sensation de tassement ?
Du fait que les gais ont obtenu ce qu’ils désiraient et qu’ils peuvent retourner dans la masse, s’y fondre, y cultiver leurs jardins ? Peut-être en partie, est- ce vrai ?
J’avais pourtant le samedi 21, le sentiment d’un remake.
" La vraie vie" au sens rimbaldien, la seule qui vaille, est faite d’élan, de révolte, d’exigence, d’éclairs de bonheurs, d’invention, d’une substance faite de tout cela qui peut être un fleuve paisible, mais aussi un torrent, un feu, toujours en excès par rapport au quotidien au sens de répétition, de résignation bonhomme, de j’mensuratrice d’acceptation des conventions, de demi-sommeil de l’esprit du cœur de l’âme.
Ce n’est pas pour tomber dans un néo-romantisme du poète (du gai ou de la lesbienne) maudit. C’est ne pas payer de mots c’est au contraire agir créer faire bouger le monde en se bougeant soi même ; certains groupes parlent de furore : attention il ne suffit pas d’en parler, il faut la posséder ce n’est pas un thème de débat,n i une banderole, mais une réalité à vivre tous les jours.
On s’enlise à nommer, décrypter, analyser. Or la furore c’est le contraire de l’esprit universitaire et je suis bien placée pour le savoir ! la vie est dans la prise de risque et je suis bien placée aussi pour le savoir, j’ai payé le prix, j’en paie le prix, jalousies boycott, exclusions dénigrements. J’ai déjà cité la parole de Catherine Rihoit à un colloque international en 89 des femmes écrivains à la Maison de écrivains rue de Verneuil où elle avait dit " il faut savoir jusqu’où l’on peut aller trop loin, j’ouvrai la bouche pour répliquer et je fus devancée d’un dixième de seconde par Hélène Cixous : mais justement l’écriture commence où il y a danger " ; j’applaudis à tout rompre ; la notion actuelle de " visibilité " est à ras de terre. Elle a servi de thème à un colloque tout récent où diverses personnes ou personnalités sont intervenues. Devant près de deux cent personnes. Mais cela ne vaut rien. (je ne veux pas dire que ce qui a été dit était nul mais que le concept est commun et faible, sans dynamique et sans substance huamaine. Il ne part pas du sujet.
" Ce qui compte ce n’est pas le visible c’est la présence " Cette phrase de J. L Barrault, je l’ai toujours eu à l’esprit.
Soyez des personnalités fortes ! le plus grand nombre possible et estimez-- vous les unes les autres publiquement et le plus souvent possible. Rien n’est plus laid et mortifère que ces petites bassesses petites concurrences

Soyez solidaires ! faites connaître les autres personnalités fortes les plus nombreuses possibles, au lieu de vous accrocher à de rares divinités le plus rares possibles. C’est ce que je fais depuis plus de quinze ans avec mes éditions et les Octaviennes (le prix de poésie), j e prend des risques avec les Mauves (dont les lesbiennes- à -colloques parlent le plus rarement possible sinon en marge presque accidentellement parce qu’elles ne peuvent l’éviter). Il n’y a pas que les hommes pour nous faire barrage, au sein même de nos groupes, des lesbiennes et des femmes le font. Certaines , non, mais elles ne sont pas assez nombreuses. il faut briser le bocal.
Je ne crois pas au " peuple " où les individus seraient noyés (je regardais à la télé (mais oui ça m’arrive) les exercices des soldats pour défiler correctement le 14 juillet " le plus difficile pour eux disait le caporal ou le capitaine c’est de marcher au pas en suivant les lignes blanches " quel idéal !!!

La " présence " !
Alors que d’efforts depuis quelques années pour nous faire tous rentrer dans le rang nous faire taire, nous aligner sur des mots d’ordre préfabriqués, calmer nos exigences nos impatiences, notre volonté d’agir, contentez vous de peu, ne faites pas tanguer la barque, nous vous mènerons à bon port qui ça nous le PS le PC les Verts la droite umpéenne et les autres qui va piano et/alors c’est bien les colloques les marches et les fêtes, mais je vous conseille de ne pas vous rogner les ailes, de ne pas vous renier par prudence et lâcheté, d’oser écrire (peindre chanter danser faire du théâtre et des films de l’architecture de la politique, du droit des langues etc) le plus fort possible et dans la forme et dans le fond,s ans mettre dans un petit placard portable votre sexualité et vos amours De ne plus vivre en rentiers de l’âme et du désir, de ne pas prendre et nous faire prendre des vessies pour des lanternes, d’ouvrir les esprits des autres par votre propre lumière et vice versa et d’entretenir d’une façon incessante ces foyers de vie. Il paraît que Keynes a dit : " le long terme ? mais nous serons tous morts " N’écoutez dons pas ceux qui vous donnent ces conseils pernicieux. Pensez par vous- mêmes. Alors vous serez " présents " ici et maintenant.
Geneviève Pastre©

01 juillet 2007

piqûre de rappel

Tract distribué dans le Marais et ailleurs lors de l'une de nos dernières campagnes
(l n"y manque que (la mise en page, qui saute au passage sur le blog), les rues le bruit les gens l'accueil surprise réserve ou sympathie des gens et enfin notre énergie!


Les MAUVES
Un projet de société qui redonne sa finalité à l’être humain
POUR des êtres d'expression et de création et pas seulement de consommation et de compétitivité.
POUR des êtres libres de choisir leurs sexualités, leurs modes de vie, leurs types de relations avec les autres.
POUR une plus juste participation à la vie de la cité ( culture, éducation, visibilité, manifestations publiques, etc ).
POUR des êtres ouverts à toutes les questions que posent la vie et la vie en société, des êtres solidaires et responsables.
POUR le droit au travail, au logement, à la protection sociale, à la culture, à la justice, à la création des richesses.
POUR le devoir absolu de répartir ces richesses, pour agir au niveau européen et mondial.
POUR TOUS / TOUTES

nous voulons tout, le facile et le difficile, le possible et l’impossible

gpastre@lesmauves.org (relayé temporairement depuis juin 2006 par http://genevievepastre.blogspirit.com)

mais vous y êtes!! et si nous n'avons pas encore de député/s nosu ne nous promènerons pas bras dessus et bras ddessous dans les jardins de matignon ou d'ailleurs grsié/es par le pouvoir ou derrière n'importe quelle banderole. Cette confusion, ces ouvertures tous azimuths de façade,nous leur préférons la clarté la fermeté et la volonté de faire réfléchir et d'apporter du sens. un sens plein. sans concessions. il ya va du sujet de l'intégrité du sujet.
geneviève pastre

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