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16 juillet 2007
femmes suitées
modes de vie et politique, sexualités bien sûr
" Les femmes suitées "
je lis dans Rebonds du 16 juillet un article de Gaston Kelmann " c’est le 11 juillet 1980 qu’un arrêté du Conseil d’Etat admettait le regroupement familial d’étrangers dans le cas de polygamie. " Une étude sur les maliens, affirmant que la polygamie était facteur d’intégration, ajoutait à propos d’une famille (noire d’Evry) :douze femmes, huit avaient un enfant dans le dos ou au sein, deux étaient enceintes, deux n’étaient pas suitées ". Que dit le dictionnaire : " suitée" s’applique à une femme (jument truie) suivie de ses petits ". (il s'agit du Robert)
Ailleurs, parlant de son père, Mazarine Pingeot dit qu’il avait " la faculté de se démultiplier ".
Car l’émancipation des femmes se fait attendre malgré des poussées spectaculaires au plus haut rang politique. La parité est une mauvaise invention, elle ne touche pas le fond du problème.j'aiassisté à des débats sur ce sujet et quand j'ai proposé quelque chose d'un peu plus consistant quand même un parti politique, on m' a refusé systématiquement le micro!!), Le juron (ou insulte) de Devedjan " salope " a été examiné analysé sous presque toutes les coutures, sauf peut-être la bonne : le mépris profond ou camouflé de ce qui n’est pas viril. Les hommes s’aiment eux- mêmes, d'abord et avant toute chose. Ils peuvent désirer les femmes, mais les aimer comme des semblables, ça, non. Faut pas pousser. Sauf chez des êtres ou très évolués ou au contraire très frustes, aux idées sommaires mais à l’intuition juste.(je connais qulques exemplaires de ces deux extrêmes.
Il est grand temps de casser les stéréotypes, même affublés des falbalas des concepts les plus à la mode. Il n’y a pas d’attraction naturelle et normale d‘un sexe pour l’autre, qui est comme la vertu dormitive de l’opium, ils ne sont complémentaires que pour la procréation, tout le reste est une histoire de dominants/ dominé, une construction socio -politique qui résiste à l'usure. Cette imposture est intéressante pour le pouvoir qui a tout à y gagner,la paix ciivile et sociale la reproduction des dominés. On n'a pas besoin de citer Bourdieu ni Foucault pour voir ça.
Les femmes devraient y réfléchir davantage et se bouger (et les hommes aussi). Quant au pluriculturalisme si vanté par nos ethnologues dans les années 80, et à l’acceptation de toutes les cultures, même celles qui bafouent la liberté, l’intégrité, des femmes, il ne traduit que le désir d’un statu quo généralisé. On joue cet air sur des modes différents et soi disant scientifiques et révolutionnaires : il n’y a que des genres, pas de sexe,et le féminisme d'estdémodé . Tournez manèges. laissez vous décerveler.
Où est la joie de vivre de s’inventer de trouver par soi-même de rencontrer l’autre, d’avoir des relations d’être à être, visage à visage autant que corps à corps ? Les êtres sont complexes, c’est déjà assez délicat comme ça les "rapports amoureux", ne leur substituez pas celui de maître à esclave. Et n'oubliez pas que la soumission par elle-même et encore plus celle qui est acceptée voire revendiquée, engendre le mépris ou la pitié.
N’oubliez pas non plus que dans la belle démocratie d’Athènes les femmes ne devenaient citoyennes que lorsqu’elles avaient mis au monde un enfant mâle.
Geneviève Pastre©
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