« Miscellanées poésie et marché | Page d'accueil | Les Français (et les autres) déçus par leur vie sexuelle »

26 juin 2007

la machine à décerveler

modes de vie et sexualités

La machine à décerveler : autour de l’homoparentalité


Agaçantes ratiocinations dans un des Mondes récents sur la parenté, la sexualité le sexe, les liens parentaux, c’est une machine à moudre des argumentations alambiquées pour vous dire en une page du quotidien ce qu’on pourraitdire en deux mots: pourquoi votre fille est muette.

Elle parlera si on lui donne l’amant(e) de son choix au lieu de lui faire prendre le mari que veut lui imposer son père. La comédie sociale est bien ficelée. Si bien ficelée même qu’on a plaisir à la jouer d’une façon qui se voudrait virtuose mais qui n’est qu’emberlificotages dignes des joutes scolastiques sur le sexe des anges. Le mâle caché quoi ou l’amant du mari ; et pfuit plus rien cherchez le bien. Envolé.

Le seul fait direct incontournable est l’accouchement. Après plus rien ne peut être prouvé. Les substitutions d’enfants sont possibles. La paternité peut être prouvée maintenant, Mais il y a si peu ! et les enfants nés de viols (même conjugaux), la liste serait longue… mais il y a des enfants heureux(et pas forcémen tdans le modèle traditionnel dit normal ) ; et d’autres atrocement malheureux, perdus dans notre monde insensé et cruel ; victimes des adultes et de leurs systèmes…
Alors trêve de contorsions argumentaires. Qu’il faille en effet des spermatozoïdes et un utérus, pour faire un être humain, c’est encore incontournable, le reste est culture. Les êtres humains ont organisé leurs parentés et leurs filiations de plusieurs façons souvent arbitraires et tarabiscotées. Mais justement, s’il fallut une longue durée avant que des règles soient fixées, il y a bien eu un moment où elles furent inventées ! pourquoi ne pas y ajouter notre part ?
Je prône donc la liberté de modifier ces combinaisons en faveur de la liberté et de la volonté des je-sujets en particulier pour les couples femmes/femmes et hommes/hommes et la fin de ces palabres creux pour imposer des modes de vie de filiation figés archaïques et arbitraires
Vivons, inventons nos amours, hardiment et avec joie. Ayons la parole et non le discours. Chantons-les, disons-les, racontons-les !
Il vaut mieux vivre (heureux) contre les règles que mourir (d’ennui, d’autosatisfaction et de mensonges) selon les règles
Geneviève pastre©
L’article est signé Sylviane Agacinski, paru dans le Monde du 22 juin sour le titre " l’homoparentalié en question "

Ecrire un commentaire